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89 médicaments à écarter et à ne surtout plus prendre

Sciences & Santé
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La revue Prescrire pour la dixième année consécutive a publié un bilan « des médicaments à écarter pour mieux soigner. » 

Nouvelle année et nouveau bilan des médicaments pour la revue Prescrire. L’objectif de ce bilan, permettre aux malades de les aider à choisir des soins de qualité en essayant d’éviter au maximum les dégâts. Pour se faire, l’évaluation par Prescrire de la balance bénéfices-risques d’un médicament dans une situation donnée repose sur une procédure rigoureuse. Notamment avec la recherche documentaire méthodique et vérifiable, la détermination des critères d’efficacité qui comptent pour les patients. 

105 médicaments dont 89 commercialisés en France

En 2022, “le bilan porte sur 105 médicaments (dont 89 commercialisés en France) analysés dans Prescrire durant onze ans. »  

Il s’agit : 

  • des médicaments qui compte tenu de la situation clinique, exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent ;
  • des médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée, car d’autres médicaments plus récents ont une balance bénéfices-risques plus favorable ;
  • de médicaments récents, dont la balance bénéfices-risques s’avère moins favorable que celle des médicaments plus anciens ;
  • de médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà de celle d’un placebo et peut exposer à des effets indésirables particulièrement graves. 

Les médicaments en question

  • Le defibrotide autorisé est lié à « une greffe de cellules souches hématopoïétiques »  selon la revue Prescrire. Il n’a pas été efficace pour réduire la mortalité, ni pour obtenir une rémission complète de la maladie; 
  • Le trabectédine « sans efficacité tangible démontrée par les essais comparatifs dans les cancers des ovaires » ;  
  • Le vandétanib n’a quant à lui pas d’efficacité démontrée pour allonger la durée de vie dans les cancers « médullaires de la thyroïde métastasés ou non opérables » ;
  • Le bézafibrate et le fénofibrate expose à de nombreux effets indésirables notamment cutanés, hématologiques et rénaux ;
  • Les argiles médicamenteuses utilisées dans divers troubles intestinaux dont les diarrhées, les brûlures gastriques sont à écarter en raison de leur pollution naturelle au plomb ; 
  • L’ambroxol et la bromhexine utilisés contre la toux et les maux de gorge, n’ont pas d’efficacité clinique démontrée « au-delà d’un placebo » comme l’affirme la revue
  • Également des médicaments autorisés pour soigner la dépression comme l'agomélatine dont l'efficacité est limitée et expose même à des hépatites et des pancréatites ;
  • Le bupropione autorisé dans le sevrage tabagique expose à des troubles neuropsychiques comme des agressivités, des dépressions ou des idées suicidaires. 

79 autres sont présents à France et à bannir absolument selon la revue . Elle s’interroge même de savoir pourquoi ses médicaments sont toujours sur le marché ? Et ainsi « comment justifier d’exposer des patients à des effets indésirables graves, quand l’efficacité n’est même pas démontrée ? » 

Article publié le :
26.3.2022
à
10:30
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