Photo : Julien Voirin / Puissance Télévision
Manifestation intersyndicale du 5 octobre 2021

La grève pour l’augmentation des salaires se prépare à Saint-Dizier et à Bar-le-Duc

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Une grève nationale et interprofessionnelle, pilotée par plusieurs syndicats, aura lieu ce jeudi 27 janvier. À Saint-Dizier comme à Bar-le-Duc, le mouvement s’organise aussi.

Une grève à l’échelle nationale

Dans un contexte économique et social agité, une grève nationale est prévue ce jeudi 27 janvier avec pour principales revendications la hausse des salaires et l’amélioration des conditions de travail. À cette occasion, plusieurs syndicats seront mobilisés dans le cadre de ce mouvement interprofessionnel réunissant salariés du privé comme agents du public. L’appel à la grève a été lancé par plusieurs organisations syndicales peu de temps après la manifestation retentissante des enseignants, tenue le jeudi 13 janvier, pour dénoncer les conditions de travail dégradées en raison de la crise sanitaire.

À Saint-Dizier, les représentants de la CGT, de SUD éducation, et de la FSU se sont réunis afin d’organiser le mouvement à l’échelle locale, qui aura lieu jeudi 27 janvier, sur la place Aristide Briand, à partir de 15 heures.

« Les prix augmentent plus vite que les salaires »

Ce constat n’a échappé à personne : depuis plusieurs mois, les prix ont augmenté en ce qui concerne les produits de première nécessité, l’alimentation, l’énergie mais aussi le carburant. Finalement, le coût de la vie a subi une forte hausse et a conduit, de facto, à une baisse du pouvoir d’achat pour de nombreuses catégories de population, dont les jeunes, les actifs, les demandeurs d’emploi mais aussi les retraités.

« Le Français moyen doit payer plus qu’avant : il y a de nouvelles choses à acheter qui n’étaient pas nécessaires avant, comme internet ou plus récemment les masques », explique Manuel Porcar, secrétaire de l’Union locale CGT.

Pour pallier cette inflation, les syndicats souhaitent la hausse immédiate de tous les salaires, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi et l’amélioration des pensions des retraités. La revalorisation du SMIC à 2 000 euros bruts par mois et celle du point d’indice sont aussi mises sur la table, tout comme la réforme de l’assurance chômage.

Au-delà de l’augmentation des salaires, c’est également la question du recrutement qui sera soulevée. Dans les hôpitaux et les écoles, le manque d’effectif, accentué par la crise sanitaire, est de plus en plus palpable.

« On remarque une augmentation du nombre d’heures travaillées mais ce sont les actifs qui travaillent plus et non pas les chômeurs pour qui des emplois pourraient être créés », s’insurge Eric Bardot, professeur au collège Anne Frank et syndicaliste à SUD éducation.

Plus largement, c’est la gestion des services publics qui est mise en cause, notamment dans ce contexte de crise sanitaire. Bernard Kovalenko, secrétaire général CGT des cheminots retraités, déplore que les urgences soient de plus en plus débordées en raison du manque de médecins généralistes dans les campagnes ou du coût de la consultation. Eric Bardot, de son côté, remarque une hausse des démissions dans les écoles, particulièrement chez les jeunes « moins attirés par la profession ». D’une manière générale, tous dénoncent la volonté du gouvernement de vouloir transformer les services publics pour rapporter plus d’argent.

« Ils veulent faire des bénéfices sur des services qui ne devraient pas être financiarisés, à l’image des hôpitaux qui ont des directeurs de ressources humaines à leur tête », précise Bernard Kovalenko.

En tout état de cause, l’intersyndicale bragarde espère que la grève prévue ce jeudi mobilisera un grand nombre de travailleurs. En attendant le jour J, les syndicats se réuniront pour convenir des modalités du mouvement. Rendez-vous jeudi 27 janvier, place Aristide Briand, à 15 heures.

Du coté de Bar-le-Duc, les revendications restent les mêmes : « les salaires, les pensions, les aides et allocations qui bien souvent ne sont pas à la hauteur des qualifications ou des besoins, continuent de stagner voire de baisser au regard de l’inflation, dans le privé comme dans le public », explique la FSU 55. Pour les Barisiens, le rendez-vous est donné à 14 heures devant la gare SNCF.

Article publié le :
24.1.2022
à
17:35

Anne-France Marchand

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