Photo : Lina Tran / Puissance Télévision
Facade France Loisirs Saint-Dizier

France Loisirs : les salariés attendent un repreneur

Économie
contenu publi-rédactionnel

À la fin du mois d’octobre, le groupe Actissia propriétaire de France Loisirs a annoncé la liquidation judiciaire du magasin culturel. France Loisirs est dorénavant sous la tutelle du tribunal de Commerce de Paris, en attendant un repreneur. Pour l’instant, les magasins de la chaîne restent ouverts. À Saint-Dizier, la responsable reste optimiste.

Le seul espoir : qu’un repreneur se manifeste

France Loisirs n’a pas été épargné par la crise sanitaire, alors que le groupe Actissia a obtenu un prêt de 10 millions d’euros, garanti par l’État et remboursable sur 5 ans, à la suite de la pandémie. Cette nouvelle inquiète forcément les syndicats qui rappellent que ce sont près de « 800 emplois qui sont menacés en France. » 

« Aujourd’hui nous avons besoin d’un repreneur pour continuer l’histoire de France Loisirs et lui donner un nouvel élan dans le paysage de l’Édition et de la Culture », explique l’intersyndicale France Loisirs CFDT - CFE-CGC - FO

Dans un communiqué de presse diffusé par l’intersyndicale CFDT — CFE-CGC — FO, les représentants des salariés ont rappelé que la chaîne de magasins avait « su traverser le premier confinement. » Après un deuxième confinement marqué par le click & collect, les librairies avaient notamment réussi à se définir comme « magasin essentiel » lors du confinement en début d’année, leur permettant de maintenir leurs ventes. 

« L’entreprise est en train de retrouver un second souffle qu’il serait dommageable de suspendre faute de moyens », précise les syndicats. Depuis peu, France Loisirs est devenu une librairie ouverte à tous avec la fin des abonnements.

Pour l’entreprise qui existe depuis 1970, ce n’est pas la première fois qu’elle se retrouve dans cette situation. Le groupe a été placé en redressement judiciaire en décembre 2017, sous sa demande pour des problèmes concernant un manque de fonds pour le développement de France Loisirs. Le manque de transformation face à la concurrence en ligne a notamment joué dans cette décision. Le tribunal de Commerce a finalement accepté le plan de redressement pour le magasin culturel. 

Des magasins toujours en activité

Malgré cette annonce, les magasins sont toujours ouverts. Située Place Émile Mauguet, la boutique bragarde, qui existe depuis 2009, se veut optimiste sur l’avenir, qui emploie une salariée. En effet, comme précisée par la gérante, « nous sommes encore au début de la procédure. Des repreneurs peuvent encore arriver. » À Saint-Dizier, le magasin ne souffre pas d’une perte de clients et attend les fêtes de fin d’année avec impatience.

Depuis l’annonce du redressement judiciaire, quatre repreneurs se sont manifestés. Le résultat final sera connu à la mi-décembre. 

Article publié le :
7.12.2021
à
12:09
Partager cet article :
les derniers articles
publicité