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La voiture électrique, une solution écologique ?

Environnement & Météo
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Le Syndicat Intercommunal d'Energies de la Marne déploie depuis 2020 un réseau d’Infrastructures de Recharge pour Véhicules Electriques (IRVE). Ainsi, 57 bornes de recharge seront installées dans le département. Mais pour utiliser ces bornes, l’organisme a participé à la fondation de la SPL (Société Publique Locale) MODULO pour Mobilité durable locale qui affirme « Avec modulo, je suis 100% écolo, je me recharge en énergies vertes ».

Cependant, la voiture électrique ne fait pas l’unanimité et son empreinte écologique est questionnée et notamment sur sa fabrication. "A la différence des véhicules thermiques, la majorité des impacts environnementaux d'un véhicule électrique interviennent lors de la phase de fabrication", confirme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), dans un avis publié en 2016. C’est surtout la production de la batterie qui est énergivore : "Elle contient des métaux parfois rares, comme le néodyme ou le cobalt, ainsi que du graphite et du lithium, issus notamment de Chine, de République démocratique du Congo et d'Amérique du Sud", explique Guillaume Pitron, journaliste et auteur de La Guerre des métaux rares, à franceinfo.

C’est aussi la question de la production de l’électricité qui est remise en cause. Certes, elle limite la combustion des énergies fossiles responsable de la qualité de l’air : « le véhicule électrique n’émet pas de Nox (oxydes d’azote) et de COV (composés organiques volatils) à l’échappement » affirme l’Ademe. Mais sa « propreté » écologique dépend de sa production. « Quand vous roulez en Norvège, qui produit son électricité grâce aux barrages électriques, c’est parfait. Mais quand vous êtes en Chine ou en Pologne, c’est effrayant car l’électricité est produite avec des énergies primaires très polluantes comme le charbon » affirmait Claudes Crampes, professeur émérite à Toulouse à franceinfo.

En France en tout cas, l’Ademe le confirme « le véhicule électrique permet ainsi de réduire la contribution de l’automobile au réchauffement climatique. Les gains environnementaux d’un véhicule électrique se retrouvent donc à l’usage ».

Les spécialistes le concèdent, des évolutions techniques restent encore nécessaires mais « les enjeux résident surtout dans la mise en place de ces nouveaux modèles économiques. Pour être efficaces, ils devront rétribuer tous les acteurs de la chaîne de valeur, jusqu’à l’utilisateur final » précise l’Ademe.

Article publié publié le
22.4.2021
à
19:04
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