Photo d'illustration : Perkons / Pixabay
Cheminées d'usine d'énergies

L’ARS relance sa campagne de prévention

Sciences & Santé
contenu publi-rédactionnel

L'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est relance sa campagne « Stop au monox dans la maison ! » Cette campagne de prévention a pour objectif d’informer et limiter l’intoxication au monoxyde de carbone dans les habitations.

‍Prévenir et lutter contre l’intoxication

Le monoxyde de carbone est un gaz à la fois inodore, incolore, qui n’a pas de goût et n’irrite pas. Il est détectable uniquement à l’aide d’appareils de mesures. Une intoxication par ce gaz peut survenir dans tout type d’établissements (qu’ils soient publics, professionnels ou même de culte), mais surtout dans les lieux domestiques. Elle peut provenir d’un appareil à combustion (chaudières, qu’elles soient à gaz, au fioul ou au bois, mais aussi les chauffages d’appoint) qui a dysfonctionné ou d’un défaut d’aération.

En France, le monoxyde de carbone représente la première cause de mortalité par intoxication. Selon Santé publique France, plus de 75 % des intoxications sont observées en période de chauffe. Chaque année, ce n’est pas moins de 4000 victimes et environ 100 décès qui sont recensés.

Dans la région, 84 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont eu lieu pendant l’hiver 2020-2021. Au total, 228 personnes y ont été exposées et deux en sont décédées.

Pour sensibiliser le public à une possible intoxication, l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Grand Est relance sa campagne annuelle « Stop au monox dans la maison ! ». Afin de prévenir et conseiller le grand public, différents outils sont utilisés : des dépliants et des affiches en lien avec la Préfecture. Des messages de prévention seront aussi publiés sur les réseaux sociaux avec des vidéos pédagogiques animées. Des informations supplémentaires et un petit quizz peuvent être faits sur le site de la campagne.

Les dangers du monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone, en plus de ne pas être détectable sans appareils de mesures, et un gaz toxique dont l’action est rapide. En étant inhalé, il prendra la place de l’oxygène dans le sang et des symptômes se feront ressentir. Ses symptômes sont divisés en trois stades :

  • Le premier stade : la fatigue, des nausées et un mal à la tête
  • Le deuxième stade : des vertiges, des vomissements et de la somnolence. Les symptômes de nausée et de mal à la tête persistent, et une sensation de battement peut être ressentie.
  • Le troisième stade : évanouissement, malaise, coma voire même décès. 

Comment peut-on se protéger d’une possible intoxication ?

Afin d’éviter tout risque de contamination, il est recommandé de faire vérifier tous les ans ses installations de chauffage, les appareils qui produisent de l’eau chaude et les conduits de fumée par un professionnel qualifié. Il faut aussi faire attention à les entretenir.

Il est également conseillé d’aérer les lieux au minimum 10 minutes par jour et de ne pas obstruer les grilles d’aérations, même s’il fait froid. En ce qui concerne le chauffage, il est déconseillé d’utiliser de méthode de chauffage d’appoint de façon prolongée et ne surtout pas utiliser d’appareils dont la fonction n’est pas de chauffer une pièce. Les groupes électrogènes (dispositifs autonomes produisant de l’électricité) doivent être placés et utilisés à l’extérieur d’un bâtiment.

Que faire si on soupçonne d’être intoxiqué ?

En cas de soupçons quant à une possible contamination, il est conseillé d’arrêter tous les appareils à combustion, aérer et quitter les lieux.

Ensuite, il faut appeler le 15, le 18 ou bien le 122. Il est aussi possible d’appeler un des centres antipoison de la région au 03 83 22 50 50 (Nancy) ou au 03 88 37 37 37 (Strasbourg).

Avant de réintégrer les lieux, il est nécessaire d’avoir l’avis d’un professionnel.

Affiche de la campagne © Agence Régionale de Santé
Article publié le :
23.11.2021
à
16:11
Partager cet article :
les derniers articles
publicité