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Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors du débat de l'entre-deux tours en 2017

Le temps de parole des candidats à la présidentielle décompté dans les médias

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Pour ce neuvième article qui aborde les élections présidentielle et législatives de 2022, nous revenons sur le temps de parole et d’antenne alloué à chaque candidat lors de la campagne à l’élection présidentielle de 2022.

Équité, équité renforcée, égalité du temps de parole et d’antenne… ces expressions correspondent à trois périodes relatives à l’expression des candidats à l’élection présidentielle au sein des médias audiovisuels (radios et télévisions). Ces phases s’étendent du 1er janvier jusqu’au 22 avril 2022, soit l’avant-veille du second tour de la présidentielle.

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Équité

À partir du 1er janvier et jusqu’au soir du 7 mars 2022, les médias audiovisuels devaient respecter le principe d’équité du temps de parole (ndlr : lorsqu’un candidat s’exprime dans un média) et d’antenne (ndlr : lorsqu’un journaliste ou le soutien d’un candidat s’exprime par exemple sur la campagne ou le programme de ce dernier). Cette répartition du temps de parole s’effectue en fonction du « poids » politique de chaque candidat. Pour estimer ce poids, les chaînes de télévision et les stations de radio ont dû se baser sur deux critères, à savoir la représentativité des candidats qui est déterminée en fonction de leurs résultats lors de précédentes élections et par les sondages, ainsi que leur « implication effective dans la campagne ». Ce second élément suppose que le candidat soit actif dans sa campagne, par exemple en organisant des meetings, en participant à des débats ou en prenant part à toute action permettant de faire connaître son projet.

Équité renforcée

Depuis le 8 mars et la publication par le Conseil constitutionnel des 12 candidats officiels à l’élection présidentielle, et jusqu’au 27 mars au soir, les médias audiovisuels sont toujours soumis au principe d’équité du temps de parole et d’antenne mais celui-ci est désormais « renforcé ». Concrètement, cela signifie que les candidats doivent être représentés « dans des conditions de programmation comparables », c’est-à-dire sur des plages horaires similaires le matin, la journée, le soir et la nuit. Autrement dit, un média ne peut pas diffuser de contenu sur un candidat à une heure de grande écoute et en reléguer à un autre à un horaire de plus faible audience.

Égalité

À compter du 28 mars et jusqu’au soir du 8 avril (soit deux jours avant le premier tour), le principe d’équité laissera place au principe d’égalité. Durant cette période, qui caractérise le début de la campagne électorale officielle, tous les candidats devront disposer d’un temps de parole et d’antenne totalement égal et toujours « dans des conditions de programmation comparables. » Désormais, l’exposition médiatique n’est plus conditionnée au poids politique de chaque candidat.

La période de réserve

Enfin, du 8 au 10 avril, soit le jour du premier tour, se tiendra la période de réserve électorale. Durant celle-ci, aucun candidat ne pourra s’exprimer dans un média et aucun « message ayant le caractère de propagande électorale » ne pourra être diffusé dans les médias. Entendons ici les sondages ou encore les propos et discours électoraux.

Au lendemain du premier tour et au début de l’entre-deux tours, une nouvelle période d’égalité du temps de parole est établie jusqu’au 22 avril, soit la veille de la période de réserve précédant le second tour.

Comment est décompté le temps de parole et d’antenne ?

C’est l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), née de la fusion entre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et Hadopi, qui contrôle le respect de ces temps de parole et d’antenne. Pour établir le décompte de chaque candidat, l’Arcom se base sur les données qui lui sont transmises par les médias.

En cas de non-respect de ces principes, les médias s’exposent aux avertissements puis, le cas échéant, aux sanctions de l’Arcom. Celles-ci peuvent aller d’une amende à une suspension de la diffusion d’un programme, en passant par une privation temporaire de publicité.

À travers la tenue équitable puis égale des temps de parole et d’antenne des candidats, l’Arcom assure le renforcement du pluralisme politique - et plus particulièrement en période électorale - en permettant une représentation médiatique juste des courants et des partis dans la vie politique française.

Article publié publié le
11.3.2022
à
16:10

Anne-France Marchand

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