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Saint-Dizier sous la neige

L’hiver montre-t-il déjà le bout de son nez ?

Environnement & Météo
contenu publi-rédactionnel

La COP 26 touche à sa fin et les dérèglements climatiques sont de plus en plus marqués. Le début du mois de novembre n’échappe pas à cette situation.

Un mois de novembre record ?‍

Depuis le début du mois, il est commun de voir les usagers gratter les pare-brise. Comme pour rappeler que la trêve hivernale débute, les températures se révèlent être bien en dessous des normales de saison.

Le 12 novembre a été le jour le plus froid du mois avec une température de -2 ° Celsius. En ce mois de novembre, les températures sont à six degrés en dessous des normales de saison. Malgré une arrivée hâtive et un mois de novembre qui s’annonce frais, c’est un hiver plus doux que la moyenne qui nous attend selon les prévisions : la température est en hausse de 0,5 ° Celsius par rapport à 2020.

Mais qui dit hiver dit aussi risque d’augmentation de la pollution. Avec les résidences qui se chauffent au bois ou bien les épandages agricoles d’engrais qui émettent de l’ammoniaque, le taux de concentration des particules fines augmente. À cela s’ajoutent les polluants qui sont déjà émis par les autres secteurs d’activités humaines (transports, usines, chantiers, traitement des déchets…).

‍Un hiver sous l’influence de « La Niña »‍

La Niña est une période de refroidissement de l’océan Pacifique qui impacte le climat. Ces refroidissements, touchant auparavant l’Amérique, ont désormais une ampleur planétaire. La Niña se fait ressentir par des vents et des précipitations environ tous les deux à sept ans. Elle est l’une des causes des hivers froids en Europe et surtout en France.

« Les refroidissements de ces vastes zones océaniques ont un effet significatif sur la circulation de l’atmosphère qui les traverse. Et les changements atmosphériques affectent à leur tour les régimes de précipitation dans le monde », explique Maxx Diley, directeur adjoint en charge du département des services climatologiques à l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM)

Selon l’OMM, il y a 40 % de chance que cet épisode de refroidissement arrive en cette fin d’année. Elle atteindra son paroxysme en décembre. Cet hiver pourrait donc être le plus froid de 2021-2022. Malgré tout, le réchauffement climatique ne cesse d’atténuer les refroidissements de La Niña.

Que faire en cas de grand froid ?

Les ménages pourront simplement activer leur chauffage bien que les prix de l’énergie continuent leur ascension.

Mais du côté des personnes sans abris, c’est un combat encore plus ardu que le reste du temps qui commence. En France, 1 % des sans-abris, soit 500 personnes, décèdent dans les rues d’hypothermie chaque année. Grâce aux nombreuses solutions de secours, les personnes sans foyers peuvent s’abriter du froid.

En cas de difficulté pour ces personnes, le SAMU social peut être contacté au 115. Ils sauront prendre en charge les sans-abris en difficulté. Avant toute prise de contact, il est nécessaire de demander à la personne sans-abri si elle souhaite avoir de l’aide, mais aussi vérifier que son état ne présente pas une urgence sanitaire. Si c’est le cas, il faudra donc en priorité contacter le 18 ou le 15.

Dans certaines régions, l’arrivée du froid est aussi marquée par l’obligation d’équiper nos véhicules de pneus d’hiver dès le 1er novembre jusqu’au 31 avril. Elle ne concerne que les zones montagneuses et les propriétaires de camping-cars, de véhicules utilitaires ou légers. Ils devront s’équiper de pneus d’hiver ou bien de chaînes à neige. Les voitures ayant des pneus à clou ne nécessitent pas de changement. En cas d’infraction, une amende de 135 euros sera donnée, et le véhicule se verra immobilisé.

Article publié le :
17.11.2021
à
10:53
Avec :
Kellian Dutreuil
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