Photo d'illustration : SAJJAD HUSSAIN / AFP

Nouvelle journée mondiale sans tabac

Sciences & Santé

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y aurait 1,3 milliard de consommateurs de tabac dans le monde. À l’occasion de la journée mondiale sans tabac, organisée lundi 31 mai, revoyons quels sont les risques du tabagisme sur la santé et quels dispositifs sont en place pour lutter contre le tabac.

Tabagisme : des risques bien connus

« La fumée de tabac contient plus de 4 000 substances chimiques et plus de 50 cancérogènes ». D’après Santé Publique France, le tabagisme est responsable de plus de 75 000 décès par an en France (13 % des décès annuels sur le territoire), dont 45 000 par cancer selon la Ligue contre le cancer. Un cancer sur trois serait dû au tabagisme et de nombreuses autres pathologies ont aussi un lien ou sont aggravés par la consommation de tabac.

L’OMS note ainsi que l’arrêt de la consommation de tabac entraîne « des effets bénéfiques immédiats et à long terme sur la santé ». En 10 ans maximum, le taux de mortalité par cancer du poumon est divisé par deux et en 15 ans maximum, le risque d’AVC ou de maladie cardiovasculaire est réduit à celui d’un non-fumeur.

Une consommation globalement en baisse en France

Selon Santé Publique France (SPF), la consommation de tabac est globalement en baisse. Entre 2014 et 2019, deux millions de fumeurs seraient parvenus à stopper leur dépendance. Mais d’après une enquête téléphonique menée par SPF sur près de 15 000 individus, 31,8 % des 18-75 ans disaient fumer en 2020 ; 25,5 % de manière quotidienne.

Entre 2019 et 2020, Santé Publique France note que « la prévalence du tabagisme quotidien a augmentée parmi le tiers de la population dont les revenus étaient les moins élevés. Les inégalités sociales restent ainsi très marquées en 2020 entre les plus bas et les plus hauts revenus ».

Par ailleurs, selon la Ligue contre le cancer, le tabagisme chez les jeunes reste le plus élevé d’Europe en France, où 200 000 mineurs commencent à fumer chaque année.

Quelles actions pour lutter contre le tabac ?

À l’occasion de la journée mondiale sans tabac, l’OMS lance la campagne « s’engager à arrêter ». L’organisation internationale écrit toutefois que si 780 millions de personnes souhaitaient arrêter de fumer dans le monde, seuls 30 % ont accès aux outils qui peuvent les aider à surmonter leur dépendance.

En France, pour lutter contre le tabagisme, des dispositifs de lutte sont déjà en place : hausse du prix du tabac, remboursement des substituts nicotiniques, campagnes de préventions, interdictions de fumer dans les espaces publics clos et dans les aires de jeux pour enfants ou encore interdiction des arômes et additifs. Dans son programme national de lutte contre le tabac, le Ministère des Solidarités et de la Santé se fixe un objectif de moins de 22 % de fumeurs quotidiens en 2022 et de 16 % en 2027.

Indépendamment des politiques nationales, pour lutter contre lé mimétisme et le tabagisme passif, certains lieux publics font le choix de devenir des « espaces sans tabac ». Il existe même des « terrasses sans tabac ». Récemment, la Ligue contre le cancer a également dénoncé la présence trop importante de la cigarette au cinéma.

Comment arrêter de fumer ?

Pour sa nouvelle campagne, Santé Publique France a remis à jour son site « Tabac Info Service », qui accompagne, conseille, motive et soutient les fumeurs souhaitant arrêter leur consommation de tabac.

Les traitements actuellement reconnus sont notamment l’accompagnement psychologique par un professionnel de santé (entretiens et thérapies) mais aussi les traitements substitutifs nicotiniques (comme les patchs, les gommes à mâcher, les comprimés ou les sprays).

Pour contacter un professionnel de l’arrêt du tabac (tabacologue), une aide à distance est disponible au 39 89 ou sur tabac-info-service.fr.


Article publié le :
31.5.2021
à
10:39

Théophile Aubriot

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