Photo : Antoine Regnault / Puissance Télévision

Passage à 90 km/h en Meuse, la préfète saisit le Tribunal administratif

Sécurité

Alors que certaines routes départementales de la Meuse se sont vues augmenter de 10km/h ce jeudi, passant ainsi de 80 à 90km/h, la préfète de la Meuse, Pascale Trimbach « défère les arrêtés manifestement illégaux au Tribunal administratif »

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Par le biais d’un communiqué, la représentante de l’Etat estime que « ces décisions sont manifestement illégales ». En effet, avant l’installation des panneaux indiquant la limitation de vitesse à 90 km/h, une commission départementale de sécurité routière doit obligatoirement donner son avis, mais à l’heure actuelle, celui-ci n’a pas encore été rendu. De ce fait, la préfète « a procédé à un déféré de ces décisions aux fins d’annulation devant le Tribunal administratif. Ce recours est assorti d’une demande de suspension ».

Afin d’appuyer son propos, Pascale Trimbach rajoute que « les services de l’État et les forces de l’ordre ont constaté une dégradation des comportements caractérisée notamment par une hausse significative des excès de vitesse, les usagers de la route sont appelés à la plus grande des responsabilités. » A noter que durant l’année 2020, alors que les routes n’étaient que limitées à 80 km/h, le nombre de personnes tuées dans un accident de voiture en Meuse s’élevait à 63.

Qu’est-ce la commission départementale de la sécurité routière ?

La Commission départementale de sécurité routière (CDSR) a pour objet de renforcer l’écoute des usagers de la route sur la pertinence et la cohérence de la signalisation, afin d’en améliorer à terme l’acceptation et le respect, ce qui ne peut que contribuer à une plus grande sécurité routière.

La commission est composée des représentants des professionnels de la route, d’associations, des gestionnaires et des forces de l’ordre. Elle apporte un regard et donne son avis sur le passage des routes à 90km/h, même si l’avis est défavorable, celui-ci n'est que consultatif et le Conseil Départemental pourra alors prendre la responsabilité de ce changement. Mais pour l'heure, cette étape est manquante dans la procédure.

Et les radars dans tout ça ?

Bien que des panneaux de signalisation aient été installés dès ce vendredi, les contrôles automatisés de vitesse restent eux réglés à 80 km/h, s'agissant d'une compétence de l'État. Cette décision n'étant, pour l'heure, pas jugées conforme, les radars restent programmés comme tel. Le tribunal administratif décidera donc de l'avenir de ces routes.

Article publié le :
4.6.2021
à
20:38
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