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Protéger le ciel pour protéger la terre

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Des magasins, des parkings déserts ou encore des parcs vides éclairés toute la nuit… Ces multiples sources lumineuses ne sont pas sans impact pour l’environnement. On parle même de pollution lumineuse : un « rayonnement lumineux infrarouge, ultraviolet et visible émis à l’extérieur et vers l’extérieur, et qui par sa direction, intensité ou qualité, peut avoir un effet nuisible ou incommodant sur l’homme, sur le paysage et les écosystèmes » définit l’Anses, l’Agence nationale de sécurité environnementale et sanitaire.

Il ne s’agit donc pas seulement de la préservation du ciel étoilé, qui est aussi un des enjeux de ce sujet puisqu’ « un tiers de la population mondiale ne voit plus la Voie lactée » et que « 99% des populations européennes vivent sous un ciel pollué dû à l’augmentation et à la déperdition lumineuse » selon une étude de 2016.  C’est l’ensemble du monde du vivant qui est déstabilisé puisque l’alternance du jour et de la nuit qui le structure est déstabilisée.

Pour la faune par exemple, l’éclairage entraîne une diminution de ses habitats naturels et modifie donc ses déplacements. Tout est cependant lié et entraîne alors des conséquences toujours plus grandes : « Certaines espèces connaissent des réductions de population, avec des impacts sur la pollinisation et donc sur la flore, voire sur l’agriculture et l’activité humaine », explique le CDEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) dans un rapport publié en 2018.

Aussi, la flore est affectée à cause d’un changement de comportements des espèces pollinisatrices, mais aussi plus directement puisque le métabolisme des plantes nécessite l’obscurité. La santé humaine est aussi en jeu puisque le rythme circadien (un rythme biologique de cycles de 24 heures) est altéré et des fatigues visuelles ou des maux de tête par exemple peuvent apparaître plus fréquemment. « Les recherches se poursuivent sur les impacts de long terme de l’éclairage extérieur excessif », affirme le CDEDD.

Alors que faire ?

Quelques réglementations existent à ce sujet comme les lois Grenelle 1 et 2 ou la loi de transition écologique, mais dans les faits, leur application est toujours plus délicate. En ce qui concerne l’éclairage public en tout cas «  l’autorité compétente pour s’assurer du respect de ces dispositions est d’une manière générale le maire » précise le ministère de la Transition écologique.

A Ligny-en-Barrois, la mairie a justement proposé une initiative, approuvée par la population. Suite à une consultation citoyenne menée en février, les habitants se sont montrés favorables à une extinction des lumières de 23h à 4h30 du matin. Cela va de pair avec la modernisation des lampes, la ville va ainsi remplacer petit à petit les vieux modèles en sodium en lampes LED moins énergivores. Ces LED présentent également un deuxième avantage : elles sont généralement modulables, elles permettent ainsi de baisser ou d’augmenter leur intensité.

C’est pourquoi leur installation est en effet de plus en plus importante en France : selon le syndicat français de l’éclairage,  « entre 2016 et 2017, le nombre de lampes Led vendues a ainsi bondi en France de près de 46 % ».

Article publié publié le
22.4.2021
à
16:46
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