Au cœur du parc de Marbeaumont, la musique de Mozart s’invite sous les arbres et sur les balcons du château. Pour ses dix ans, le festival des Musicales en Barrois transforme ce décor historique en véritable scène d’opéra à ciel ouvert. Ici, pas de rideau rouge ni de grande salle de spectacle. Le public déambule au fil des scènes et suit les quinze musiciens, chanteurs et comédiens de cette adaptation de La Flûte Enchantée.
Une adaptation en plein air immersive
Composé en 1791, quelques mois avant la mort de Mozart, cet opéra conserve toute sa modernité. Une œuvre pleine de fantaisie et de poésie, revisitée ici dans une version immersive et familiale. Le texte est joué et chanté en français pour permettre aux spectateurs de suivre cette aventure féerique autour du bien et du mal, de l’amour et du pouvoir.
Une revisation d’un chef-d’œuvre
Autre temps fort de cette dixième édition : les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach. Dans l’église Sainte-Catherine de Fains-Véel, le Quatuor Ardeo redonne vie à cette œuvre monumentale composée en 1742, à l’origine pour clavecin. Ici, la partition prend une nouvelle dimension grâce à une transcription pour quatuor à cordes réalisée par le compositeur français François Meïmoun. Deux violons, un alto et un violoncelle pour faire entendre toute la richesse du contrepoint imaginé par Bach.
Avec élégance et virtuosité, le Quatuor Ardeo revisite ce chef-d’œuvre du répertoire baroque dans l’acoustique intime de l’église de Fains-Véel.
Un concert qui illustre parfaitement l’identité des Musicales en Barrois : proposer une exigence artistique élevée dans des lieux chargés d’histoire. En dix ans, le festival a accueilli près de cent concerts, plus de cinq cents artistes venus du monde entier et plus de dix mille spectateurs. Portées par une équipe entièrement bénévole, les Musicales en Barrois se termineront le 24 mai.


