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Les Musicales en Barrois : le festival fête ses 10 ans de passion baroque

Durée de lecture : 5 min.
C’est un anniversaire symbolique pour ce festival meusien qui fait résonner la musique baroque. Pour souffler ses dix bougies, les Musicales en Barrois reviennent pour une programmation festive du 22 au 24 mai à Bar-le-Duc et Fains-Véel.
C’est un anniversaire symbolique pour ce festival meusien qui fait résonner la musique baroque. Pour souffler ses dix bougies, les Musicales en Barrois reviennent pour une programmation festive du 22 au 24 mai à Bar-le-Duc et Fains-Véel.

Porté depuis 2016 par les passionnés de l’association Patrimoine en Barrois (créée en 2014), le festival s’est donné pour mission de réanimer les joyaux architecturaux locaux grâce à l’art. Si la musique baroque reste l’ADN de l’événement, cette dixième édition repousse les frontières temporelles, comme l’explique Mireille Monvoisin : « La musique baroque, c’est quelque chose d’intemporel et d’extrêmement vivant qui touche le cœur […]. Cette année, nous aurons également un concert de musique médiévale. En fait, nous allons couvrir 1 000 ans de musique, du IXe siècle au tout début du XXIe. »

L’objectif ultime des 20 à 25 bénévoles sur le pont reste inchangé : lier le plaisir de l’écoute à la mise en valeur des parcs, des églises et des jardins de la région. Un défi logistique de taille, puisque les neuf concerts programmés se dérouleront dans neuf lieux différents.

Une première historique : Un opéra en plein air à Bar-le-Duc

Parmi les grands rendez-vous de ce millésime 2026, la programmatrice annonce une surprise de taille : l’adaptation de La Flûte enchantée de Mozart sous forme d’opéra-promenade, le samedi soir à 20h15, dans le parc du château de Marbeaumont.

Né au début des années 2000 pour amener l’art lyrique dans le monde rural, ce concept s’installe pour la toute première fois à Bar-le-Duc : « À Bar-le-Duc, nous n’avons pas d’opéra, nous n’avons pas de théâtre qui puisse accueillir un opéra. […] C’est la première fois qu’il y aura un opéra en live à Bar-le-Duc. C’est plein de fantaisie, de rire, de burlesque, mais la musique de Mozart est là. »

Les détails de cette création unique :

  • Une troupe survoltée : 15 chanteurs, instrumentistes et comédiens sur scène, portés par une réduction d’orchestre pour neuf musiciens.
  • En français dans le texte : Les dialogues et chants sont traduits pour permettre une parfaite compréhension de l’intrigue par tous les publics.
  • Une touche locale : Trois enfants de Bar-le-Duc monteront sur scène pour incarner les trois enfants de l’opéra (le chant restant assuré par les professionnels de la troupe).
  • Pour les curieux : Une conférence introductive sera proposée en amont à 19h15 dans la salle de conférence du château (en rez-de-jardin).

L’esprit de famille : 56 artistes logés chez l’habitant

Devenu un rendez-vous incontournable sur la carte des festivals du Grand Est, Les Musicales en Barrois croule aujourd’hui sous les demandes de participation. Pour sélectionner les heureux élus parmi les 96 artistes présents cette année, la programmatrice marche avant tout au coup de cœur.

Mais la véritable signature du festival réside dans sa convivialité et la chaleur de son accueil : 56 artistes seront directement hébergés chez des bénévoles ou des particuliers locaux. Côté coulisses, deux équipes de bénévoles seront exclusivement dédiées aux fourneaux pour restaurer les musiciens.

Les autres temps forts à ne pas manquer

Le week-end sera rythmé par des choix artistiques puissants, oscillant entre ferveur sacrée et virtuosité profane :

  • Le concert d’ouverture (Vendredi 22 mai, 20h30) : Un hommage éclatant à la musique sacrée de Jean-Sébastien Bach et d’Alessandro Scarlatti, dans le cadre somptueux de l’église de style Renaissance Saint-Étienne (en Ville-Haute).
  • Le sommet baroque (À l’église Sainte-Catherine de Fains) : Le prestigieux Quatuor Ardeo interprétera les célèbres Variations Goldberg de Bach, adaptées pour quatuor à cordes à travers une transcription moderne datant de 2014.

Interrogée sur ce qui lui procure la plus grande fierté après dix ans d’existence, Mireille Monvoisin conclut avec émotion : « C’est d’avoir, au fur et à mesure des saisons, vu se remplir les nefs de plus en plus, de mieux en mieux […]. Ce qui me fait plaisir, c’est d’avoir créé un lien vrai, amical, sincère, entre les artistes, notre public, et un lien également avec notre patrimoine. »

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