Le message est clair : « le site Alméa 52 ne fermera pas ! ». Ce jeudi 30 avril, le président du conseil départemental de la Haute-Marne, Nicolas Lacroix, a réuni l’ensemble des acteurs concernés par la situation financière d’Alméa Formations, en accord avec Antoine Desfretier, Président de l’Agglomération de Chaumont.
L’objectif de cette réunion est clair : « sécuriser le parcours des apprentis, assurer la rentrée de septembre et bâtir un nouveau modèle de formation durable pour la Haute-Marne ». Le Département, la direction d’Alméa, la Région, les chambres consulaires, l’Agglomération et la mairie de Chaumont, ainsi que le BTP-CFA Grand Est et le Groupement d’Intérêt Public de la Haute-Marne, tiennent à « rassurer les familles, les jeunes et les entreprises partenaires ».
Selon un communiqué de presse : « Les acteurs partagent une même volonté, celle de permettre à un maximum de jeunes de se former, travailler et de construire leur avenir en Haute-Marne ».
Sécurisation des examens et de la rentrée
En parallèle de l’urgence à sécuriser le parcours de nos apprentis, nous travaillons à construire un nouveau modèle, plus solide et adapté aux besoins des entreprises du territoire. La CCI Meuse Haute-Marne est pleinement engagée pour préserver et renforcer l’apprentissage local », expriment conjointement Nicolas Lacroix et Richard Papazoglou, président de la CCI Meuse Haute-Marne.
Lors de cette rencontre, plusieurs points ont été annoncés. Cela concerne le maintien des examens sur les sites actuels; la rentrée assurée à Saint-Dizier et à Chaumont pour permettre la poursuite du cycle d’apprentissage; ainsi que la poursuite du recrutement, dont une étude a été menée pour mesurer le nombre de prospects.
L’avenir du site, quant à lui, passera par une réorganisation avec, dans un premier temps, des mesures internes pour limiter les déficits. Des réflexions stratégiques sont déjà engagées avec les branches professionnelles. (BTP, Industrie, Commerce) dans le but de partager les ressources telles que la mise en commun des plateaux techniques et des professeurs, la mutualisation des services annexes (restauration, internat), le recentrage sur les formations « cœur de métier » répondant aux besoins réels des entreprises locales et la mutualisation des formations sur le territoire entre les acteurs impliqués
Les partenaires s’engagent dans le but de mobiliser les ressources nécessaires et d’engager Alméa 52 sur une trajectoire de pérennité sur les 18 prochains mois.
Nicolas Lacroix, président du GIP 52, a annoncé solliciter, d’ici l’été, un soutien financier important s’il s’inscrit dans une démarche partagée de restructuration et de renforcement de la mobilisation locale pour soutenir l’apprentissage. «L’apprentissage est essentiel pour nous jeunes et nos entreprises. Soutenir les formations fait partie intégrante de nos missions. L’avenir du territoire en dépend. Nous serons présents ! », déclare Nicolas Lacroix.



