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Le Haras de Montier-en-Der : deux siècles d’histoire tournés vers l’avenir

Durée de lecture : 3 min.
À Montier-en-Der, un site chargé d’histoire renaît peu à peu. Ancien Haras National fondé sous Napoléon Ier, ce lieu emblématique se réinvente aujourd’hui entre patrimoine et modernité.
À Montier-en-Der, un site chargé d’histoire renaît peu à peu. Ancien Haras National fondé sous Napoléon Ier, ce lieu emblématique se réinvente aujourd’hui entre patrimoine et modernité.

Il avait pour but de promouvoir la race équine et il est aujourd’hui une propriété communale. Le Haras National de Montier-en-Der fait partie intégrante de l’histoire de la commune et a traversé bien des aventures. 

Tout commence en 1806, année de sa création par un décret impérial de Napoléon Ier. Le site avait alors une influence sur toute la Champagne-Ardenne. Jusqu’en 2017, il était occupé par l’institut français du cheval et de l’équitation avant d’être remis à la commune. 

Vieilles écuries et calèches d’origine

Vastes cours, végétations et bâtiments… nous allons entrer au cœur de quelques-uns de ces lieux. Notamment les deux vieilles écuries. Ces dernières, érigées en 1870, se situent autour de la cour d’honneur, elle-même surplombée par un séquoia géant de 38 mètres de haut, datant de plus de 150 ans.  

À l’intérieur, des calèches de l’époque sont présentées, et les boxes intouchés, donnant comme une impression de retourner dans le passé. Dans le but de garder l’historique, les voitures à traction sont restaurées à l’aide d’une association. Le Haras était consacré à l’amélioration des races chevalines et de l’élevage équin pour l’armée française et était le berceau de la race ardennaise. Ces anciens bâtiments équestres ont été reconvertis en écuries de propriétaires en proposant dressage et vente de chevaux. 

Des anciens bâtiments avec de nouvelles fonctions

Aux alentours, l’ancienne conciergerie est désormais le bureau d’information touristique, la maison des officiers est transformée en gîte et accueille les bureaux de l’association du Festival de la photo animalière et de Nature. 

De l’autre côté, en traversant les deux cours, on arrive au pôle équestre construit de 2020 à 2023. Malgré les années, le haras a gardé sa vocation. Parmi les infrastructures, un manège de 1600 mètres carrés ou encore une écurie de 18 boxes.

Aujourd’hui, le site s’impose comme un véritable pôle touristique, avec l’installation d’un hôtel au cœur des anciens bâtiments de la cour de travail. Fin avril, la signature de sa gestion a marqué un tournant décisif. Une nouvelle page s’ouvre désormais dans le grand livre de son histoire.

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