Logo de la Nuit des Réussites
Inscrivez vous dès maintenant pour la Nuit des Réussites 2026

« On nourrit la France, mais on ne vit plus de notre travail » : les céréaliers tirent la sonnette d’alarme

Durée de lecture : 3 min.
À quelques jours du congrès de l’Association Générale de Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB) qui se tiendra à Nancy le 26 et 27 mai, les producteurs de la Marne alertent sur une situation économique devenue intenable.

Colère agricole

Voir le dossier
À quelques jours du congrès de l’Association Générale de Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB) qui se tiendra à Nancy le 26 et 27 mai, les producteurs de la Marne alertent sur une situation économique devenue intenable.

Alors que le congrès national de l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB) approche, les céréaliers de la Marne alertent sur une situation économique devenue critique. Entre revenus négatifs, hausse du coût des engrais et pression réglementaire, la filière craint désormais pour l’avenir de la production céréalière française.

Une filière en grande difficulté

Dans un communiqué de presse publié ce vendredi, les représentants des céréaliers de la Marne alertent sur une situation qu’ils jugent désormais « intenable » pour les exploitations agricoles.

À quelques jours du congrès de l’AGPB organisé à Nancy les 26 et 27 mai, les agriculteurs multiplient les opérations de communication le long des grands axes du département, notamment sur la RN4 et l’A4. Leur message est clair : malgré leur rôle essentiel dans l’alimentation du pays, de nombreux producteurs ne parviennent plus à vivre de leur activité.

Selon les chiffres communiqués par l’AGPB, le Résultat Courant Avant Impôts (RCAI) moyen des céréaliers français s’élevait à -6 800 euros par chef d’exploitation en 2024. La filière enchaîne désormais trois années consécutives dans le rouge.

Autre donnée inquiétante : en dix ans, la France a perdu près de 900 000 hectares de céréales à paille.

L’explosion du coût des engrais

Parmi les principales inquiétudes des producteurs figure la flambée des prix des engrais, aggravée par le contexte géopolitique international.

« Si rien n’est fait immédiatement, c’est la souveraineté alimentaire de la France qui est menacée dès cet automne. L’explosion des prix des engrais, consécutive à la guerre en Iran, est intenable et fragilise davantage nos trésoreries déjà exsangues après trois années de résultats négatifs », indique l’AGPB dans son communiqué.

Dans le même temps, les céréaliers dénoncent également un cadre réglementaire qu’ils jugent de plus en plus lourd et pénalisant face à la concurrence étrangère.À Nancy, où la ministre de l’Agriculture est attendue pour le congrès de l’AGPB, les producteurs souhaitent porter un message simple : pouvoir continuer à produire en France dans des conditions économiquement viables. Les céréaliers réclament notamment des « règles du jeu équitables » afin de ne plus être contraints de vendre leur production à perte.

Tags
Image de Clémentine Coppola

Clémentine Coppola

Contacter la rédaction
Filigrane