C’est l’un des rendez-vous sportifs les plus attendus de la région. Le 14 juin 2026, le Marathon du Lac du Der reviendra pour une nouvelle édition sur les rives de l’un des plus grands lacs artificiels d’Europe. Daniel Conroy, président de l’événement, et Jacky Desmet, vice-président, nous présentent les coulisses et les spécificités de cette course devenue une référence pour les passionnés de running.
Un succès grandissant et une capacité accrue
Pour cette 13e édition, l’organisation a décidé de passer à la vitesse supérieure en augmentant le nombre de dossards disponibles. Ce sont désormais 2 500 coureurs qui sont attendus sur l’ensemble des épreuves, soit environ 500 de plus que l’an dernier.
« On ouvre à 1 000 marathoniens cette année, c’est pour nous énorme parce qu’on est placé au-dessus de très grandes villes qui sont beaucoup plus grandes que nous », souligne Daniel Conroy. Cet engouement témoigne de la réputation de l’épreuve, qui attire une forte proportion de primo-marathoniens (environ 50 %).
Un parcours entre terre et eau accessible à tous
Si le marathon classique reste l’épreuve reine, les organisateurs tiennent à ce que l’événement soit accessible à un large public grâce aux formats en duo ou en relais.
Selon Jacky Desmet, l’objectif est de permettre à chacun de vivre l’expérience de la ligne d’arrivée : « Quelqu’un qui court habituellement sans esprit de forcément de performance peut quand même venir s’aligner sur la ligne de départ avec des amis et pouvoir courir ses 10 km et pouvoir franchir la ligne d’arrivée comme tous les autres ».
Le tracé, bien que plat, présente des défis physiques réels, notamment à cause de l’exposition au soleil en fin de parcours. Daniel Conroy précise d’ailleurs : « C’est un marathon qui est plat mais difficile à cause de la fin du parcours, le soleil […] on explique à tout le monde que c’est quand même assez difficile ».
L’esprit « Der » : simplicité et bénévolat
Ce qui distingue cette course des grandes épreuves urbaines, c’est avant tout son atmosphère. Les organisateurs misent sur la proximité, la sincérité et la gentillesse de l’accueil.
L’organisation repose sur une équipe de 8 personnes particulièrement investies et environ 180 bénévoles le jour J. « Les bénévoles reviennent d’année en année, presque on ne cherche pas, les gens viennent vers nous », se réjouit le président. Cette dimension humaine permet également de maintenir des tarifs d’inscription stables, afin de garantir que l’événement reste une fête familiale et accessible.
Un cadre naturel d’exception
Le port de Gifaumont et les rives du lac offrent un décor unique aux participants. Pour Daniel Conroy, le moment le plus marquant se situe au-delà de la mi-course : « À partir du 20e ou 22e kilomètre, à gauche, ils ont le lac jusqu’à la fin. Pour moi, le lac c’est le top ».
Jacky Desmet, quant à lui, reste marqué par la puissance visuelle du départ : « De voir cette foule défiler, commencer à voir les allures différentes des coureurs, je pense que c’est un moment très particulier ».



