À la base, le jeune homme n’était pas du tout sportif, plutôt tourné vers les jeux vidéos. Il a découvert le sport en 2020, puis le bras de fer via des vidéos sur internet avant de se lancer suite à une rencontre à Paris avec Devon Larratt, l’un des féristes les plus connus au monde.
Technique et rigueur : bien plus que de la force brute
Beaucoup pensent que le bras de fer n’est que de la force brute, mais la discipline repose sur une technique précise. Pousser uniquement avec le bras n’est pas efficace. On distingue deux grandes familles de mouvements : l’extérieur, qui vise à sortir le poignet de l’adversaire en ciblant les doigts, et l’intérieur, qui utilise l’épaule et la flexion pour cibler la force du bras adverse.
Pour performer, les qualités essentielles sont la force, la connaissance instinctive de sa technique et la résilience, notamment lors des tournois à double élimination. La préparation physique se concentre sur des axes spécifiques comme la main, le bras et le dos.
L’aboutissement d’un titre national
Ses titres de champion et vice-champion de France 2026 représentent l’aboutissement de plusieurs années de travail. Après un échec en 2025, l’athlète a su prendre sa revanche en misant sur l’importance des détails.
En parallèle de ses compétitions, Timothé Béliard est présent sur Instagram et YouTube. Son contenu s’adresse principalement aux initiés et participe à la vie de la discipline. Pour lui, la popularisation du sport passe par l’arrivée de sportifs issus d’autres milieux, comme le strongman Bryan Shaw, ou par l’influence d’icônes du bras de fer sur les réseaux sociaux.
Cap sur Budapest et l’Europe
La prochaine étape se déroulera à Budapest pour le championnat d’Europe, dans la catégorie senior – 55 kg. Face à un niveau extrêmement élevé, le champion français souhaite rester fidèle à son état d’esprit : être irréprochable et se donner au maximum, quelle que soit l’issue du combat.


