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Suspension d’un cadre à l’Ehpad de Ligny-en-Barrois : les agents et syndicats se mobilisent

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Fin avril à Ligny-en-Barrois, sous le regard des agents, un cadre de santé a été escorté par les gendarmes hors de l’établissement dans lequel il travaille après qu’il a refusé de signer une mesure de suspension. Une décision qui ne passe pas auprès des agents et syndicats qui dénoncent une humiliation et une ambiance nuisible au sein de l’Ehpad.
Fin avril à Ligny-en-Barrois, sous le regard des agents, un cadre de santé a été escorté par les gendarmes hors de l’établissement dans lequel il travaille après qu’il a refusé de signer une mesure de suspension. Une décision qui ne passe pas auprès des agents et syndicats qui dénoncent une humiliation et une ambiance nuisible au sein de l’Ehpad.

« Soutien au cadre », des mots écrits et bien visibles sur cette pancarte. Ce mardi, agents et syndicats se sont rassemblés sous cette tente, près de l’Ephad La Plaisance

Le 27 avril, le cadre de santé est convoqué dans le bureau du directeur, qui lui demande de signer une mesure de suspension à titre conservatoire. Il s’agit d’une mesure administrative écartant temporairement de ses fonctions un agent ayant commis une faute grave. 

Le cadre refuse de la signer sans discussion préalable avec un syndicat. Quelques instants plus tard, il est escorté en dehors de l’établissement par deux gendarmes sous le regard du personnel. Pour les syndicats, le motif de la suspension reste flou et la forme « humiliante ».

Une solidarité importante des agents et syndicats

Un fort élan de solidarité s’est formé autour du cadre concerné. Une pétition passe de main en main pour être signée et une enveloppe est remplie de lettres de soutien

La demande est claire : sa réintégration. Le jour même des faits, une audience a été réalisée avec l’Agence régionale de Santé où une vingtaine d’agents étaient présents pour défendre leur manager. 

Au-delà de la suspension, les syndicats décrivent une « ambiance délétère » au sein de l’établissement. La suspension peut durer au maximum quatre mois. Une enquête administrative est en cours. Contactée, la direction de l’Ehpad n’a pas encore répondu à nos sollicitations.

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