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Suspension d’un cadre à l’Ehpad de Ligny-en-Barrois : « Mon objectif à court terme de directeur est d’apaiser les tensions »

Durée de lecture : 3 min.
Fin avril à Ligny-en-Barrois, un cadre de santé a été escorté par les gendarmes hors de l’établissement dans lequel il travaille après qu’il a refusé de signer une mesure de suspension. Alors que cette décision n’est pas acceptée par les syndicats et agents, le directeur exprime que cette mesure a été prise après des alertes témoignant d'une « situation de mal-être et de danger grave ».
Fin avril à Ligny-en-Barrois, un cadre de santé a été escorté par les gendarmes hors de l’établissement dans lequel il travaille après qu’il a refusé de signer une mesure de suspension. Alors que cette décision n’est pas acceptée par les syndicats et agents, le directeur exprime que cette mesure a été prise après des alertes témoignant d'une « situation de mal-être et de danger grave ».

« Soutien au cadre ». Le 5 mai, agents et syndicats se sont rassemblés près de l’Ephad La Plaisance. Le 27 avril 2026 au matin, le cadre de santé de l’établissement est convoqué dans le bureau du directeur, qui lui demande de signer une mesure de suspension à titre conservatoire. Il s’agit d’une mesure administrative écartant temporairement de ses fonctions un agent ayant commis une faute grave.

Le cadre refuse de la signer sans discussion préalable avec un syndicat. Quelques instants plus tard, il est escorté en dehors de l’établissement par deux gendarmes sous le regard du personnel. 

Une mesure prise après des alertes et témoignages

Pour les syndicats, le motif de la suspension reste flou et la forme « humiliante ».

« En raison d’alertes et de témoignages concordants indiquant une situation de mal-être et de danger grave pour certains agents de l’établissement, j’ai signifié, en tant que directeur, à un cadre de santé, une mesure administrative de suspension à titre conservatoire », exprime Guirec Kerambrun, directeur de l’Ehpad. Lors du rassemblement, les syndicats ont décrit une « ambiance délétère » au sein de l’établissement.

Une enquête administrative est en cours et devra prochainement rendre ses conclusions. Pour le directeur, cette mesure est « tout à fait courante dans de nombreux établissements et vise à protéger l’ensemble des personnes impliquées ». La suspension du cadre soignant peut durer au maximum quatre mois.

Mon objectif à court terme de directeur est d’apaiser les tensions et de faire toute la lumière sur les nombreux témoignages inquiétants qui m’ont été adressés par une enquête impartiale et objective », exprime Guirec Kerambrun. 

Une solidarité importante des agents et syndicats

Un fort élan de solidarité s’est formé autour du cadre concerné. Une pétition a été partagée et une enveloppe a été remplie de lettres de soutien. La demande est claire : sa réintégration. Le jour même des faits, une audience a été réalisée avec l’Agence régionale de Santé où une vingtaine d’agents étaient présents pour défendre leur manager. 
À ce stade, aucune sanction n’est posée et l’agent bénéficie de l’entièreté de ses droits et rémunérations sans toutefois pouvoir se présenter à son travail.

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Filigrane