Pour cette 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔, 𝙦𝙪𝙞 𝙨𝙚 𝙙𝙚́𝙧𝙤𝙪𝙡𝙚𝙧𝙖 𝙙u 19 au 22 novembre, le festival fait un choix visuel fort et assumé.
Le visuel sélectionné, réalisé par l’artiste Jonathan REBOUILLAT, présente un Grand Tétras. Mais ce n’est pas un oiseau comme les autres : il s’agit de l’animal en origami, photographié dans son biotope. L’image séduit par son esthétisme et son message.
La conception graphique a été réalisée par Mathias GROSCLAUDE, graphiste de l’Aube.
𝑷𝒐𝒖𝒓𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒄𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒙 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒖𝒆𝒍 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝟐𝟗𝒆̀𝒎𝒆 𝒆́𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 ?
Cette orientation artistique porte un message clair et interpelle sur la fragilité du vivant et de la disparition progressive des espèces. Le festival ne se contente pas de montrer la nature: il questionne notre capacité à la préserver. Il nous semble important de préciser que le travail de Jonathan Rebouillat est un travail du vivant : il s’inspire de ses rencontres sauvages pour créer ses pliages. Il cherche en quelques plis à montrer la beauté du monde : pas un monde qui disparait, non, un monde qui vit et palpite tout autour de nous. Ce Grand tétras de papier a été créé suite à une observation dans les montagnes toutes proches de là où vit Jonathan, dans les Pyrénées.
Ce Grand Tétras est réalisé à partir d’un simple carré de papier, noir d’un côté, blanc de l’autre. Uniquement du pliage : il n’y a aucune découpe. Avec ce même carré Jonathan aurait pu réaliser un lagopède alpin, un élanion blanc, ou une chouette effraie. En ce sens, l’origami est une belle métaphore des liens qui unissent tous les êtres vivants. Nous venons tous symboliquement d’un même morceau de papier. Nous sommes juste pliés différemment. Retrouver l’humilité de n’être qu’un vivant parmi les vivants, voilà l’urgence.
𝑳’𝒂𝒇𝒇𝒊𝒄𝒉𝒆 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒑𝒂𝒔 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒉𝒐𝒕𝒐𝒈𝒓𝒂𝒑𝒉𝒊𝒆, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒄𝒊𝒆𝒏𝒄𝒆, 𝒖𝒏 𝒔𝒚𝒎𝒃𝒐𝒍𝒆.
