Stop aux sangliers. Ce jeudi 28 août, Xavier Delarue, préfet de la Meuse, a pris une mesure exceptionnelle en repoussant l’ouverture de la chasse. Habituellement prévue le 1ᵉʳ juin, elle a été repoussée au 28 août cette année.
Le but est de diminuer efficacement les populations de sangliers et de limiter le coût des dégâts de gibier sur les cultures agricoles. L’objectif est également de mobiliser et orienter les chasseurs meusiens vers des tirs de sanglier uniquement sur les emprises agricoles.
Plus de 2 000 chasseurs mobilisés
Plus de 2 220 chasseurs meusiens se sont engagés et mobilisés dans la protection des cultures, au travers de 562 demandes faites à la direction départementale des territoires (DDT). Un engagement qui n’a jamais été aussi élevé dans le département.
Sur la période de destruction de sangliers, près de 1 700 de ces gibiers ont été prélevés sur les cultures agricoles. Sur la saison 2025-2026, 23 600 prélèvements sont prévus. Malgré ces chiffres, ces derniers restent mesurés au regard de la population de sanglier. La présence des chasseurs et les tirs d’effarouchement limitent leur intrusion dans les cultures.
Les observations de nuit menées par les lieutenants de louveterie présentent une population de sangliers élevée malgré les tirs. Une diminution de la pression sur les cultures a été notée, mais elle reste insuffisante. Le préfet de la Meuse déclare que « les prochaines battues seront indispensables pour atteindre un véritable équilibre et limiter durablement les dégâts sur les exploitations. »




Une technique de chasse en développement
La chasse à l’affût et à l’approche est désormais pratiquée par les chasseurs meusiens. Pour renforcer l’efficacité et garantir de meilleures conditions de sécurité, des miradors d’affût adaptés vont être installés. Pour ce faire, la participation et l’engagement de la Fédération départementale des chasseurs de la Meuse reste « déterminante ».
En parallèle, le préfet appelle « chacun à poursuivre ses efforts dans le même esprit de responsabilité et de dialogue, afin de réduire durablement l’impact des dégâts de gibier. » Il invite également les chasseurs à maintenir leur mobilisation.