Zouk Machine : Le zouk, musique de fête pour faire bouger Saint-Dizier

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À l’occasion du concert Folies 80 à Saint-Dizier, Christiane Obydol, l’interprète du groupe Zouk Machine, a accordé une interview à notre rédaction. Plus de quarante ans après ses succès comme Maldon ou Saké Cho, l’artiste continue de chanter ses tubes et de transmettre son énergie à un public toujours fidèle.
À l’occasion du concert Folies 80 à Saint-Dizier, Christiane Obydol, l’interprète du groupe Zouk Machine, a accordé une interview à notre rédaction. Plus de quarante ans après ses succès comme Maldon ou Saké Cho, l’artiste continue de chanter ses tubes et de transmettre son énergie à un public toujours fidèle.

« Ce soir, je vais les faire zouker ». Avec cette phrase pleine d’énergie, Christiane Obydol, la voix légendaire de Zouk Machine, a fait vibrer Saint-Dizier lors du concert Folie 80. Quarante ans après les succès de titres comme « Maldòn », elle continue d’embraser les foules avec la même passion. « Le zouk, c’est une musique de fête, de partage, de joie », explique-t-elle, fière d’appartenir à une génération d’artistes qui a su imposer un genre musical unique venu des Antilles.

Un projet solo très personnel

Après une longue carrière en groupe, Christiane a franchi une étape importante : la sortie de son premier album solo, Pour aller plus loin. Un disque travaillé sur huit ans, enregistré entre la France, les Antilles et les États-Unis, avec 17 titres qui explorent la pop, le reggae et bien sûr le zouk. « C’est un album pour voyager, un mélange de tout ce que j’aimais écouter quand j’étais jeune », précise-t-elle.

Le succès des concerts comme Stars 80 témoigne de la force émotionnelle des musiques des années 80. « J’éprouve la même chose que le public. Une chanson peut vous ramener à un moment de votre vie, souvent joyeux ». Pour elle, voir des jeunes chanter Maldòn est un signe fort : « Qui aurait cru qu’on serait là, 40 ans plus tard ? »

Une artiste engagée dans le collectif

Christiane a rejoint le spectacle Stars 80 récemment, après plus de 40 ans de carrière. « J’avais une petite appréhension au début, mais ils m’ont accueillie à bras ouverts ». Elle souligne cependant le manque de représentation féminine : « On n’est que trois femmes pour beaucoup d’hommes », aux côtés de Sabrina et Jenny Jamison.

Chaque concert est le fruit de répétitions minutieuses : « Rien ne tombe du ciel. Même avec du talent, il faut travailler ». Avec un regard bienveillant mais lucide, elle observe l’évolution de l’industrie musicale : « Aujourd’hui, c’est de la musique Kleenex. Une chanson dure trois mois à la radio, puis on passe à autre chose ». Elle regrette le manque de durée de vie des titres modernes, mais reste attachée à l’idée d’une musique qui dure.

Fidèle à ses racines

En dehors de la scène, Christiane Obydol reste profondément attachée à sa culture. « Je suis une vraie casanière. J’adore cuisiner créole, appeler ma famille ». Une femme authentique, entre héritage et modernité, qui continue de porter haut les couleurs de la musique antillaise.

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Clémentine Coppola

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