Jean-François Lamontre : vivre le mot, vivre l’instant

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Jean-François Lamontre, auteur de slam et amoureux des mots, est venu expliquer sa vision de l'écriture.
Jean-François Lamontre, auteur de slam et amoureux des mots, est venu expliquer sa vision de l'écriture.

Jean-François Lamontre ne cherche ni la gloire ni la publication. Pour lui, l’écriture est un art vivant, un prolongement de l’instant présent. « Ce qui donne force au texte, c’est la voix, le moment », affirme-t-il. Chaque mot, chaque souffle devient un battement de cœur sous sa plume.

Du traducteur à l’auteur de Slam

Après une carrière dans la traduction, Jean-François découvre le slam comme un format à sa mesure. « Le slam tient sur une seule page, en 300 mots. C’est parfait pour moi ». Il commence par la prose avant de se tourner vers une forme poétique plus intemporelle. Le sonnet, en particulier, devient son terrain d’expression favori : « C’est une forme exigeante, mais agréable ».

Jean-François préfère écrire sur des thèmes intemporels : la nature, l’amour, une rose, un souvenir. Il rejette l’actualité : « Ça passe, ça ne dure pas. Moi, je veux que le texte vive longtemps ». Il s’attache à des sujets simples mais profonds, porteurs d’émotions universelles.

Une écriture libre et guidée par l’inspiration

Il décrit son processus d’écriture comme une exploration intuitive : « On commence sans savoir où on va, puis le texte vous dit où tourner ». Une fois le texte écrit, il le laisse reposer plusieurs jours, avant d’y revenir avec un œil critique. « Un bon auteur, c’est un dictionnaire des synonymes », insiste-t-il. Le mot juste est une quête, et une fois trouvé, il est irrévocable.

Jean-François ne publie pas, par choix. « Ce que je fais, c’est de l’art vivant ». Il écrit pour dire, pour faire entendre, non pour imprimer. Il préfère l’instant de la performance, le contact direct avec l’auditoire. « Inutile de me demander si je publie. Ce n’est pas mon truc ».

« Je suis en retraite, je m’amuse ». Cette phrase résume l’état d’esprit de Jean-François. Son écriture est un jeu sérieux, un espace de liberté. Il écrit parfois même des suites imaginaires à des romans, par pur plaisir, sans intention de publication.

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Filigrane