Voici notre image du jour. C’est un carrousel que vous connaissez bien. Celui de la place des Petites Halles de Saint-Dizier. Derrière cette image, Thibaud Lejuez, photographe bragard de 34 ans. Il pratique la photographie depuis plus de dix ans. Initialement tourné vers la photo animalière et de nature, il est notamment bénévole au festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der.
La pose longue, une technique au service du mouvement
Au fil des années, sa curiosité l’a conduit à explorer d’autres disciplines, comme le portrait, la photo sportive ou encore la pose longue, technique centrale dans cette prise de vue.
La pose longue consiste à laisser l’obturateur de l’appareil photo ouvert pendant plusieurs secondes. Installé sur un trépied, l’appareil reste parfaitement immobile tandis que les sources lumineuses en mouvement viennent marquer le capteur.
« Pendant tout le temps où le diaphragme est ouvert, les lumières restent visibles sur la photo. En revanche, les personnes ou objets en mouvement, s’ils ne produisent pas de lumière, disparaissent », explique Thibaud Lejuez. C’est ce procédé qui permet ici de ne plus distinguer les passants, tout en donnant au carrousel un effet de rotation accentué, presque hypnotique.
Un manège familier redécouvert
L’image joue sur la sensation de vitesse et transforme le carrousel en une véritable toupie lumineuse. Une manière de proposer un autre regard sur un décor quotidien.
« La photographie est un art subjectif et créatif. L’idée était de faire redécouvrir aux Bragards leur carrousel vu d’un autre œil », souligne le photographe. Une démarche qui fait écho à ses travaux en photographie nocturne et astronomique, où l’image permet souvent de révéler ce que l’œil ne perçoit pas immédiatement.



