C’est au terme de quatre mois d’investigations que la brigade de recherches de Vitry-le-François est parvenue à mettre au jour un trafic de stupéfiants organisé opérant sur les secteurs vitryat et châlonnais. L’enquête a permis d’identifier six revendeurs, présentés comme les acteurs principaux du réseau, ainsi que plus d’une quinzaine de consommateurs.
Selon la gendarmerie, les investigations ont établi l’existence d’un trafic portant sur plusieurs substances, notamment la cocaïne, l’héroïne et le cannabis, avec une organisation suffisamment structurée pour caractériser une association de malfaiteurs.
Interpellations simultanées
Les interpellations ont été menées lundi 19 janvier 2026, de manière coordonnée, sur un large périmètre. Les opérations se sont déroulées à Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, mais aussi jusqu’en région parisienne et à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.
Au total, 51 militaires ont été mobilisés lors de cette phase décisive. La compagnie de gendarmerie de Vitry-le-François a été renforcée par les PSIG, les brigades territoriales, le groupe d’intervention cynophile de la Marne, ainsi que par des enquêteurs venus des Pyrénées-Orientales.
La gendarmerie souligne que « la pugnacité des enquêteurs a permis de recueillir des éléments formels établissant l’existence de ce trafic ».
Produits, argent et matériel saisis lors des perquisitions
Les perquisitions menées dans la foulée des interpellations ont permis de saisir des produits stupéfiants, mais aussi du matériel de culture de cannabis. Les militaires ont également découvert plusieurs téléphones portables, 780 euros en numéraire, ainsi que des objets multimédias de forte valeur marchande.
Ces éléments viennent renforcer le dossier judiciaire, en apportant des preuves matérielles de l’activité illégale et de ses bénéfices financiers.
Des poursuites pénales engagées
L’ensemble des personnes mises en cause, revendeurs comme consommateurs, fait désormais l’objet de poursuites pénales. Parmi elles, quatre individus ont été déférés devant un magistrat en vue d’une comparution immédiate ce jeudi 22 janvier. Ils ont été placés en détention provisoire, dans l’attente de leur jugement prévu au mois de mars 2026.
Un mineur impliqué dans le dossier sera, quant à lui, convoqué devant le juge pour enfants. Les consommateurs identifiés font également l’objet de procédures, allant de mesures alternatives aux poursuites à des convocations devant le tribunal judiciaire.



