Les faits se seraient déroulés ce jeudi, à l’issue d’une entrevue entre la cheffe d’établissement et des parents d’élèves. Selon un communiqué du Conseil départemental de la Haute-Marne, la principale du collège Françoise-Dolto a été prise à partie au cours de cet échange. Peu après, elle a été victime d’un malaise, nécessitant son transfert à l’hôpital.
Face à cette situation, le personnel enseignant a fait valoir, le lendemain, son droit de retrait, entraînant la fermeture de l’établissement pour cette journée de vendredi.
Les autorités éducatives mobilisées
Les équipes de la Direction académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) se sont rendues sur place afin d’évaluer la situation et d’échanger avec les personnels. Les élèves présents ont pu rester temporairement dans l’établissement dans l’attente de l’arrivée de leurs parents.
Les cours doivent reprendre lundi 9 février, sous réserve de conditions jugées suffisamment apaisées.
Dans un communiqué, le syndicat SNES-FSU de la Haute-Marne exprime son soutien à Madame Barbelin, la cheffe d’établissement. Le syndicat évoque une accumulation de faits graves subis depuis plusieurs semaines par la direction et les personnels : menaces, insultes, pressions, accusations mensongères et diffamations de la part de certains parents.
Tout en remerciant la grande majorité des familles solidaires, les personnels rappellent leur volonté d’assurer un climat scolaire serein et apaisé pour les élèves et réclament des mesures concrètes, notamment le renforcement de la sécurité, des effectifs réduits par classe, un suivi psychologique renforcé et le rétablissement du poste d’adjoint.
Le soutien affirmé du Conseil départemental
Dans un communiqué transmis ce vendredi après-midi, le président du Conseil départemental de la Haute-Marne, Nicolas Lacroix, a condamné fermement les faits survenus au sein de l’établissement. Il « tient à apporter tout son soutien au personnel et au corps enseignant, trop souvent victimes de violences physiques ou verbales ».
Le président rappelle que, « malgré les journées de sensibilisation et les moyens mis en œuvre pour que toutes les formes de violences cessent, trop de faits similaires continuent de se produire ».
Un établissement encore marqué par un drame
Ces nouveaux événements ravivent des tensions dans un établissement toujours marqué par le drame du 10 juin 2025. Ce jour-là, lors d’une fouille des sacs, une assistante d’éducation avait été mortellement poignardée par un collégien de 14 ans. Un traumatisme encore présent dans la mémoire collective locale.



