À compter du 8 février, la France entre symboliquement dans un scénario de crise majeure. Pour les besoins de l’exercice, le pays devient « Arnland », menacé par une puissance étrangère fictive baptisée « Mercure », engagée dans une stratégie mêlant invasion militaire, cyberattaques et actions hybrides.
Cet exercice, organisé par le ministère des Armées, a pour objectif de tester la capacité des forces françaises et alliées à faire face à des situations complexes, proches de celles observées dans les conflits contemporains. Il s’agit notamment d’éprouver la coordination des commandements, la logistique, les chaînes de transmission et l’interopérabilité avec les armées alliées.
La Marne et la Haute-Marne concernées au printemps
Si la phase initiale d’Orion 26 débute dès février sur la façade atlantique, la quatrième phase de l’exercice se déroulera au mois d’avril, avec des manœuvres terrestres d’ampleur dans plusieurs départements, dont la Marne et la Haute-Marne, ainsi que, plus ponctuellement, la Meuse.
Comme lors de l’édition précédente, les habitants pourront observer des déplacements de convois militaires, des exercices dans les camps et des activités aériennes. Les autorités précisent que l’ensemble des opérations est strictement encadré, avec une attention particulière portée à la sécurité des populations et à la limitation des nuisances.
Des moyens militaires exceptionnels déployés sur le territoire
Cette phase terrestre mobilisera des moyens conséquents. Trois brigades seront engagées, appuyées par environ 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et près de 800 drones, devenus incontournables dans les conflits modernes. Des manœuvres aériennes pourront également être observées, notamment lors d’opérations de relève de troupes, de contre-attaques simulées ou de franchissements d’obstacles naturels avec tirs réels, dans des zones strictement sécurisées.
L’exercice s’étalera sur près d’un mois, un format volontairement long afin de tester l’endurance des forces et la solidité des dispositifs logistiques.
La haute intensité au cœur de la préparation militaire
Dans un contexte international marqué par le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen, Orion 26 s’inscrit comme un rendez-vous majeur de la préparation opérationnelle française. L’objectif est clair : être prêt à affronter des engagements militaires parmi les plus complexes et les plus exigeants, dans tous les champs de conflictualité, du terrain terrestre à l’espace numérique.
Le scénario prévoit également des actions dans le cyberespace et dans le domaine spatial, soulignant l’importance croissante de la cybersécurité et de la maîtrise de l’information dans les conflits contemporains.
Une dimension internationale renforcée
Pas moins de 24 nations alliées participeront à Orion 26 aux côtés de la France. Parmi elles figurent plusieurs pays européens, mais aussi des partenaires plus lointains comme le Japon, le Maroc, la Suisse ou encore les États-Unis. Cette diversité permet de tester la capacité des forces à opérer ensemble dans un cadre multinational.
Lors de l’édition Orion 2023, près de 12 000 militaires, dont 9 000 combattants, avaient été mobilisés sur le territoire.



