Accueillir un chiot pour changer une vie, l’association Handi’Chien cherche des familles en Haute-Marne

Durée de lecture : 3 min.
L’association Handi’Chien de Haute-Marne est à la recherche de familles d’accueil pour s’occuper de chiots de deux mois durant un an. Ces derniers passeront par la suite une formation pour devenir chien d’assistance.
L’association Handi’Chien de Haute-Marne est à la recherche de familles d’accueil pour s’occuper de chiots de deux mois durant un an. Ces derniers passeront par la suite une formation pour devenir chien d’assistance.

« C’est une aventure humaine et animale extraordinaire ». C’est comme cela que Cindy Betting, déléguée de la Haute-Marne pourl’association Handi’chien présente le dispositif.  Depuis 2018, la délégation Handi’chien de Haute-Marne a prééduqué 17 chiots golden retriever ou labrador dans le but d’en faire des chiens d’assistance.

L’association est à la recherche de familles d’accueil pour s’occuper de la nouvelle promo de quatre chiots de deux mois, et ce, pendant un an. Cela commence à partir du mois de mai.

Pas de critères particuliers exigés

« Pour l’instant une famille s’est manifestée », précise Cindy Betting. Pour la sélection des familles, l’association n’exige pas de critères précis, tous peuvent candidater : « S’ily a un jardin, on demande juste qu’il soit clôturé, la famille peut avoir d’autres animaux, c’est pas un souci, si les personnes travaillent, il faut qu’elles rentrent le midi pour que le chien ne soit pas seul pendant plus de quatre heures ». Pour candidater,« aucune limite de date n’est définie ». 

Lors de ce temps de garde, la famille d’accueil et le chiot doivent suivre tous les quinze jours un cours collectif organisé à Saint-Dizier ou Bettancourt-la-Ferrée par l’association, pour aider à l’évolution de l’animal.

Au bout des douze mois en famille d’accueil, le chiot est amené dans un centre avec des  éducateurs professionnels. Il suit alors une formation pour obtenir sa spécialité, il s’agit par exemple d’être chien d’assistance pour les personnes à mobilité réduite, pour les enfants autistes, les personnes épileptiques ou encore pour les personnes dans les Ehpad. Au bout de six mois de formation, le compagnon est remis au bénéficiaire. 

« C’est dur de s’en séparer »

Trouver des familles d’accueil n’est pas facile pour l’association, notamment à cause d’un frein majeur : devoir se séparer de l’animal : « On nous dit “ça va être dur de rendre le chien”, mais derrière il change la vie de quelqu’un », explique Cindy Betting.

Pour ne pas couper tout contact, une condition s’applique pour le bénéficiaire : donner des nouvelles aux familles d’accueil : « Souvent le bénéficiaire est tellement reconnaissant de ce qu’a fait la famille d’accueil qu’il donne de lui-même des nouvelles, parfois ça crée de belles amitiés, certains partent en week-end ensemble ».

La délégation Handi’chien prend en charge les frais les plus importants comme les croquettes, le vétérinaire ou encore les médicaments. Les jouets, friandises ou paniers, sont toutefois à la charge des familles d’accueil.

Tags
Filigrane