En Meuse, la rentrée scolaire 2026 suscite de vives inquiétudes. Selon les organisations syndicales, le département pourrait perdre l’équivalent de 44,4 postes dans l’Éducation nationale, entre le premier et le second degré. Une situation qui a conduit à une journée de grève et de rassemblement ce 31 mars.
Des suppressions de postes dans tous les niveaux
Dans le détail, la baisse des effectifs d’élèves continue d’être avancée pour justifier les réductions de moyens. Dans le second degré, les collèges meusiens devraient perdre 271 élèves et 14 postes, tandis que les lycées généraux et technologiques enregistreraient une baisse de 100 élèves pour neuf postes en moins. Les lycées professionnels sont également concernés, avec 39 élèves en moins et 4,4 postes supprimés.
Au total, les collèges et lycées du département seraient privés de 27,4 postes, dont 12 postes de titulaires supprimés, auxquels pourraient s’ajouter des non-renouvellements de contractuels ou des suppressions de supports pour les stagiaires.
Le premier degré également touché
Dans les écoles, la situation apparaît tout aussi préoccupante. Après la suppression de 8 postes l’an dernier, le département devrait en perdre 17 supplémentaires en 2026. Ces décisions devraient se traduire par des fermetures de classes dans plusieurs communes. Pour les syndicats, cette logique va à l’encontre des besoins du terrain. Ils estiment que la baisse du nombre d’élèves pourrait au contraire permettre d’améliorer les conditions
Dans un contexte de réformes successives, notamment autour du dispositif du « choc des savoirs », les organisations syndicales dénoncent une politique consistant à adapter les moyens à la baisse démographique, sans répondre aux besoins réels des établissements.
Elles évoquent un « plan social dans l’éducation », soulignant des difficultés persistantes : classes chargées, manque de remplaçants ou encore tensions sur certaines disciplines.
Un rassemblement à Verdun
La mobilisation du 31 mars a donné lieu à un rassemblement à Verdun, place Galland, devant le lycée Margueritte, en milieu de journée. Les syndicats ont dénoncé les conditions de préparation de la rentrée scolaire et ont réclamé l’annulation des suppressions de postes, ainsi que des moyens supplémentaires pour garantir la réussite des élèves.
Au-delà de cette mobilisation, les syndicats alertent sur un sentiment d’abandon dans le département. Ils appellent à un changement de politique éducative, avec davantage de moyens humains et financiers.



