Les dégâts provoqués par le grand gibier continuent d’inquiéter dans le département de la Meuse. Selon les dernières données, 2 302 hectares ont été détruits depuis le début de l’année, un chiffre proche de celui de 2024 (2 970 hectares). Cette stabilité à un niveau élevé montre que la pression exercée par les populations de sangliers et de cervidés demeure forte, malgré les actions déjà menées par les chasseurs.
Des prélèvements encore trop faibles
D’après la Fédération départementale des chasseurs de la Meuse (FDC 55), environ 1 900 sangliers ont été prélevés à la fin octobre, sur un total d’attributions fixé à 23 600 pour la saison. Cela représente à peine 8% du quota prévu, alors qu’un mois complet de chasse en battue est déjà écoulé.
Ce niveau de prélèvements est jugé très insuffisant pour espérer contenir les populations et éviter la reconduction d’un niveau record de dégâts sur les cultures agricoles et les massifs forestiers.
Le préfet appelle à intensifier les battues
Face à cette situation préoccupante, le préfet de la Meuse appelle à une mobilisation renforcée de tous les chasseurs et responsables d’associations. Les battues doivent être intensifiées dès à présent pour atteindre les objectifs fixés. Le préfet souligne que la réussite de la campagne de régulation repose sur l’engagement collectif, la solidarité et le sens des responsabilités de l’ensemble du monde cynégétique.
Pas de restrictions de tir
Dans ce contexte, le préfet rappelle avec fermeté que toutes consignes limitant le tir ou la participation de certains chasseurs est injustifiée. De telles restrictions, contraires à l’objectif de régulation, risqueraient d’aggraver une situation déjà critique pour les agriculteurs, les forêts et les finances des sociétés de chasse.
Il réaffirme son plein soutien aux efforts de régulation et invite les chasseurs meusien.nes à poursuivre la saison dans un esprit de responsabilité et de mobilisation collective.


