L’affaire débute le 24 décembre. Un pêcheur alerte les autorités après avoir aperçu deux chiens morts dans la Marne, à Saint-Dizier. Les sapeurs-pompiers plongeurs sont mobilisés pour récupérer les dépouilles. Rapidement, les premiers constats orientent l’enquête vers un acte volontaire.
La fourrière animale relève en effet des impacts au niveau de la tête des deux animaux. Un témoin signale avoir aperçu un véhicule quittant précipitamment les abords du fleuve, un élément qui va s’avérer déterminant.
Des tirs confirmés par l’autopsie
Des autopsies vétérinaires sont lancées. Elles confirment que les chiens ont été tués par balles, avec la découverte de projectiles de calibre 22 long rifle logés dans leur tête. À partir de là, les policiers intensifient leurs investigations.
L’identification de la propriétaire des animaux constitue une première étape. L’exploitation des caméras de vidéosurveillance municipales permet ensuite de remonter jusqu’à un véhicule suspect, aperçu le soir des faits.
Une interpellation sous haute sécurité
Compte tenu du contexte et du profil du suspect, les forces de l’ordre décident de faire appel au RAID, unité d’élite de la police nationale. Mercredi 21 janvier au matin, une intervention est menée au domicile de la propriétaire des chiens et de son compagnon, à Saint-Dizier.
Les deux occupants sont interpellés et placés en garde à vue. Il s’agit de la quatrième mobilisation du RAID dans l’arrondissement de Saint-Dizier en moins de deux mois, signe de dossiers jugés sensibles par les autorités.
Une condamnation judiciaire
À l’issue de la procédure, le parquet de Chaumont décide de ne pas poursuivre la femme. En revanche, son compagnon est déféré le vendredi 23 janvier devant la justice dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Il est condamné à quatre mois de prison avec sursis, assortis d’une interdiction définitive de détenir un animal et d’une interdiction de port et de détention d’arme pendant cinq ans.



