Bonjour Rafik Naas, vous conduisez la liste : Parti Citoyens Bragards. Pour commencer, qui êtes-vous et quel est le déclic qui vous a poussé à vous présenter à la mairie ?
Rafik Naas : « Je suis chauffeur de bus depuis 2006 sur Saint-Dizier et j’entends les plaintes des clients, j’entends leur désarroi par rapport à ce qui se passe. Je me lance pour essayer d’améliorer les choses, notamment pour mon enfant de 17 ans, pour lui laisser un bon futur. »
Le cœur du programme
Entrons dans le vif du sujet. Si vous êtes élue, quelles seront les trois mesures concrètes que vous mettrez en œuvre dès les 100 premiers jours de votre mandat ?
Rafik Naas : « La première mesure, c’est que tout projet soit présenté aux Bragards sur Internet ou sur la place publique. Ce ne sera pas la mairie, ce sera le terrain. Ce sera les Bragards qui voteront et qui investiront. Il n’y aura pas de surprise car il y en a marre d’être spectateur, j’ai envie d’être acteur. »
« Oui, une démocratie participative. Les Bragards connaîtront les futurs projets, ils voteront pour ou contre, et la décision sera prise par rapport à la majorité. »
Solidarité intergénérationnelle et gratuité des transports
Le candidat exprime une volonté marquée de revitaliser les quartiers périphériques et d’améliorer le quotidien des plus fragiles. Pour ce faire, il mise sur une réforme profonde de la mobilité urbaine.
Rafik Naas : « On a tendance à oublier les personnes âgées, les anciens. J’ai envie de m’en occuper plus qu’il ne faut. J’aimerais aussi m’occuper des quartiers qui sont oubliés comme le Vert-Bois, le Petit-Bourg, La Noue ou Marnaval. »
« J’aimerais améliorer le système de transport en commun pour qu’il soit accessible et gratuit pour tout le monde. L’idée est que chacun puisse prendre le bus pour utiliser moins la voiture et moins polluer la ville. »
« C’est une ville vivante au centre-ville, mais j’ai le regret que ça ne bouge pas assez à La Noue. Par exemple, depuis la fermeture du Leader Price, les gens n’ont plus les moyens de faire leurs courses sur place et sont contraints de prendre les transports, ce qui est difficile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. »
Une présence constante sur le terrain
Rafik Naas entend incarner une figure de maire accessible, dont l’action se situe au plus près des réalités sociales. Il envisage notamment la création de nouveaux outils de dialogue pour recueillir les doléances et les idées des administrés.
Rafik Naas : « Mon bureau sera le terrain. Je serai à l’écoute des Bragards. Je compte créer une boîte à idées ; si les gens ont des propositions, je les travaillerai. Je m’occuperai aussi des jeunes pour qu’ils traînent moins dehors et qu’on soit là pour eux. »
La vision à long terme
Dans six ans, à quoi voulez-vous que Saint-Dizier ressemble ?
Rafik Naas : « Une belle ville riche, qui investit, qui s’occupe des Bragards et qui ne laisse personne tomber. J’aimerais que les gens se rassemblent. On est tous humains, on vit les mêmes galères, alors pourquoi ne pas s’unir pour changer les choses ? »
La carte blanche
Pourquoi les Bragards devraient-ils voter pour vous ?
Rafik Naas : « Je suis sincère et je préfère être dans l’action. Il y en a marre de ce qu’on voit à la télévision. J’ai envie de me battre pour améliorer les choses et je me battrai jusqu’au bout. »


