La situation sanitaire semble s’améliorer au niveau national. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé ce jeudi qu’aucun cas de dermatose nodulaire bovine n’a été enregistré en France depuis deux semaines. Pour autant, en Meuse, les autorités ont fait le choix de maintenir une vigilance accrue, notamment sur les mouvements de bovins en provenance de l’extérieur de la région Grand Est.



L’objectif est clair : anticiper tout risque sanitaire et protéger les élevages locaux, particulièrement exposés en cas de reprise de la circulation du virus.
Des contrôles ciblés à l’entrée du territoire
Près de 60 bovins ont été contrôlés ce jeudi à Saint-Joire lors de leur arrivée sur le territoire meusien. Chaque animal a fait l’objet d’un examen vétérinaire approfondi, incluant la vérification des passeports et l’évaluation de l’état sanitaire du troupeau.
Dès la fin du mois de décembre, le préfet de la Meuse avait d’ailleurs anticipé les flux de bétail, en instaurant une obligation de signalement préalable pour tout transit de bovins. Une mesure élaborée en concertation avec les représentants de la profession agricole.
« Protéger les éleveurs et la ferme Meuse »
Présent sur place, le sous-préfet de Commercy, Éric Le Roux, a salué l’efficacité de ce dispositif collectif. Selon lui, « notre grande force dans la Meuse est notre capacité à tous travailler ensemble ». Il rappelle que ces contrôles sont avant tout un outil de prévention : « ce genre de contrôle est avant tout fait pour protéger nos éleveurs et la ferme Meuse ».
Une approche concertée qui permet d’agir rapidement tout en rassurant les professionnels du secteur. Une fois les contrôles effectués et la conformité sanitaire établie, les bovins concernés reprendront leur route dès le lendemain, vers une nouvelle destination située en dehors de la Meuse.
Si la situation actuelle se veut rassurante, les autorités comme les éleveurs restent attentifs. La stratégie est désormais assumée : ne pas relâcher la vigilance, même en l’absence de nouveaux cas.



