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Haute-Marne : Immersion au cœur de l’exercice Orion avec les militaires du 61e RA

Durée de lecture : 3 min.
Immersion au cœur de la préparation militaire française. Dans le cadre de l’exercice d’envergure ORION 26, le ciel de la Haute-Marne s'est transformé en un véritable laboratoire de haute technologie. À Chaumont, les forces armées testent une mutation historique : la "dronisation" du champ de bataille.
Immersion au cœur de la préparation militaire française. Dans le cadre de l’exercice d’envergure ORION 26, le ciel de la Haute-Marne s'est transformé en un véritable laboratoire de haute technologie. À Chaumont, les forces armées testent une mutation historique : la "dronisation" du champ de bataille.

À 300 mètres au-dessus du sol haut-marnais, à bord d’un hélicoptère NH90, le paysage de Chaumont défile à toute vitesse. Pour les armées françaises, ce vol ne relève pas de la simple démonstration : il s’agit d’une répétition générale pour les conflits futurs.

Une préparation millimétrée

Tout commence au sol, dans le calme d’une salle de briefing du 61e régiment d’artillerie. Pour les militaires engagés dans l’opération Orion, rien n’est laissé au hasard. L’exercice du jour, mené conjointement avec des alliés espagnols, vise à perfectionner l’interopérabilité et la synergie entre les hélicoptères et les drones.

Avant de faire rugir les turbines, les équipages rejouent chaque geste et chaque mouvement stratégique au pied de l’appareil. Cette préparation rigoureuse de plusieurs heures est cruciale pour garantir que la machine répondra présente face aux sollicitations extrêmes de la haute intensité.

Le drone FPV

Une fois en l’air, la théorie laisse place à l’expérimentation tactique. Dans la soute de l’hélicoptère, un militaire pilote un drone FPV (vue à la première personne). L’objectif est clair : projeter cet engin au plus près de la menace pour effectuer une reconnaissance ou une frappe, tout en maintenant l’hélicoptère et son équipage à une distance de sécurité.

Ce couplage permet d’augmenter la portée de tir et de détection sans accroître la visibilité de l’appareil principal, marquant une véritable mutation technologique sur le champ de bataille.

Au-delà de la prouesse aérienne, l’exercice Orion 26 teste la coordination interne et la logistique de campagne. La sécurité des vivres, ou Food Defense, devient un enjeu majeur : pour que le combattant reste résilient, l’autonomie et la fiabilité de l’alimentation sont aussi essentielles que la maîtrise du ciel.

Vers une dronisation massive des forces terrestres

Ce déploiement d’envergure, qui mobilise près de 12 500 militaires à travers 19 départements, confirme l’accélération de la mutation des forces terrestres françaises. À Chaumont, ils sont près de 500 à valider des capacités tactiques inédites.

Cette phase expérimentale, qui s’achève le 30 avril prochain, préfigure l’ouverture dès cet été d’un centre d’entraînement spécifiquement dédié aux munitions télé-opérées, confirmant que l’armée française adapte désormais son modèle aux nouveaux standards du combat moderne.

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Clémentine Coppola

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