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La préfecture de la Haute-Marne fait le bilan intermédiaire de son plan d’action de restauration de la sécurité

Durée de lecture : 8 min.
Lutter contre la délinquance, réduction du sentiment d’insécurité… Ce jeudi 28 août, la préfecture de la Haute-Marne a réalisé le bilan intermédiaire du Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité du Quotidien de la Haute-Marne (PADRSQ), lancé le 21 février dernier. L’objectif est de répondre aux enjeux de sécurité du département.
Lutter contre la délinquance, réduction du sentiment d’insécurité… Ce jeudi 28 août, la préfecture de la Haute-Marne a réalisé le bilan intermédiaire du Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité du Quotidien de la Haute-Marne (PADRSQ), lancé le 21 février dernier. L’objectif est de répondre aux enjeux de sécurité du département.

Il est mis en place depuis six mois. Le 21 février, la préfète de la Haute-Marne, Régine Pam, a lancé le Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité du Quotidien (PADRSQ), dans le but de répondre aux enjeux de sécurité spécifiques au département.

Ce jeudi 28 août en milieu d’après-midi, un premier bilan intermédiaire de ce dispositif a été effectué. À partir des constats sur l’ensemble du département, deux axes ont été priorisés, le premier concerne la lutte contre la délinquance et le second la réduction du sentiment d’insécurité.

Lutter contre la délinquance en plusieurs actions

Le premier axe prioritaire du plan d’action est la lutte contre la délinquance. Pour ce faire, cinq actions ont été réalisées. À commencer par le maintien et le renforcement des opérations ciblées dans les quartiers prioritaires de la ville et le long des axes routiers. Dans les quatre quartiers concernés, un se trouve à Saint-Dizier et deux à Chaumont. La police ainsi que la gendarmerie ont densifié leurs actions sur des lieux ciblés afin d’entraver l’implantation de trafiquants.

Des « opérations renforcées » régulières ont également déstabilisé les réseaux et démantelé les points de deal détectés. Cela a permis l’incarcération de onze trafiquants, du traitement de 100 % des points de deals (un dans chaque ville) ainsi que de la réalisation de deux fois plus de contrôle anti-stups dans l’espace public, notamment dans les quartiers ; deux fois plus de sanctions : 227 amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de produits stupéfiants (224 en fin d’année 2024) ; 75 contrôles en zone rurale, face à la délinquance itinérante liée au vol de fret et de carburant, y compris le long de la RN4 ; et – 26 % de vols de fret dans les poids lourds ciblés sur ces itinéraires.

La seconde action concerne la présence visible et coordonnée de la police et de la gendarmerie dans l’espace public, sur les lieux sensibles tels que les centres-ville, gares, lieux de cultes, établissements scolaires, ou encore les manifestations sportives et culturelles.

Selon la préfecture de la Haute-Marne, cela contribue à dissuader et neutraliser les délinquants : « Tolérance zéro face aux comportements déviants ». Avec cette mise en œuvre, il y a eu 164 000 heures de patrouilles visibles sur la voie publique dont 22 000 heures pédestres, 528 passages ou contrôles aux abords des établissements scolaires (collèges et lycées), 21 contrôles contre les activités illégales (recel, blanchiment, fraudes aux prestations sociales, vente d’alcool, contrefaçons …) dont cinq procédures pour des infractions. 29 opérations d’envergure de lutte contre la délinquance, avec 25 nocturnes en zone gendarmerie, ont également été réalisées.

Vidéo-protection, opération anti-délinquance, contrôles routiers…

Autres actions, le déploiement de la vidéo-protection et la mise en place en réseau de caméras pour permettre la disposition d’outils dans le cadre d’enquêtes judiciaires. 116 diagnostics et consultations ont été réalisés par les référents sûreté et 35 nouvelles caméras ont été installées sur la voie publique venant compléter un maillage départemental de 550 caméras.

Cet axe de lutte contre la délinquance comporte également un ciblage des opérations anti-délinquance dans les transports et les gares, notamment des flux de passagers à bord des lignes TER et dans les gares telles que celles de Saint-Dizier et Chaumont. Au total, 1 592 transports en commun ont été contrôlés, soit une augmentation de 24 %, ainsi que 370 bus scolaires.

Le département haut-marnais est, par ailleurs, traversé par des flux routiers importants sur les axes des autoroutes 31 et 5, qui sont propices à la délinquance routière et aux transports de marchandises illégales. Des opérations avec déviations des flux ou cibles de véhicules spécifiques ont donc été organisées. Cela a permis :

  • 25 opérations de contrôle de la gendarmerie nationale et de la douane
  • 356 excès de vitesse
  • 27 rétentions de permis
  • 56 infractions diverses
  • 23 saisies douanières sur autoroute dont 500 g de cannabis, 17 967 articles de contrefaçon et 86 kg de tabacs

Réduire le sentiment d’insécurité

La réduction du sentiment d’insécurité est le second axe prioritaire de ce plan d’action. Avec, par exemple, la construction d’un plan de communication afin de diffuser des informations pour limiter tout risque de rumeur. Elle a pour vocation de mieux informer, mettre en garde et inciter à mieux se protéger ; sensibiliser les cibles les plus exposées ; afficher une transparence sur les chiffres et leur évolution en Haute-Marne ; et communiquer régulièrement sur les opérations et les résultats. 248 publications ont déjà été partagées.

Le mercredi 27 août, la gendarmerie de la Haute-Marne a par exemple partagé sur son compte Facebook, avoir effectué, la veille, un contrôle sur les réseaux ferrés et autoroutiers du département, dans lesquels 90 véhicules et 150 personnes ont été contrôlés « donnant lieu à diverses infractions dont une conduite sous stupéfiants et un étranger en situation irrégulière ».

D’après la préfecture, le sentiment d’insécurité « est assez marqué » dans le département, malgré des chiffres de la délinquance « moins alarmants ».

Créer un lien avec les citoyens

Parmi les deux dernières actions de cet axe, se trouve le développement des dispositifs de participation citoyenne, avec un renforcement du rapprochement entre la police et la gendarmerie pour améliorer « l’efficacité des interventions et accroître les résultats en matière d’élucidation des infractions », précise la préfecture dans un communiqué. 36 réunions d’animation permettant de présenter la démarche et rappeler le rôle de chacun, notamment des citoyens référents (+60 %), ont été réalisées, douze protocoles ont été signés depuis le début de l’année, soit un total de 74 à l’échelle du département et trois conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance actifs et un quatrième relancé en septembre.

Enfin, le dernier point concerne le renforcement de la prévention situationnelle. En effet, les artisans, commerçants, agriculteurs ou encore les professions libérales sont « régulièrement les cibles de malfaiteurs chevronnés ou de bandes organisées qui proviennent souvent d’autres départements, régions ou pays (cybermenaces, vols de données, vols de matériel) », explique la préfecture.

La multiplication des opérations de sensibilisation aux risques liés à leur activité ont permis l’inscription de 181 entreprises depuis le début de l’année à l’opération tranquillité entreprises et commerces, ainsi que de 1 566 personnes inscrites à l’Opération tranquillité vacances. Quatorze alertes SMS « Alerte Agri » ont également été envoyées sur les téléphones portables pour informer les agriculteurs de cambriolages ou de délinquance à proximité.

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