3 000. C’est le nombre d’hectares de cultures impactées par les dégâts de gibier en Meuse en 2025. Faisant de ce département, le plus durement touché.
Dans un arrêté préfectoral du 30 novembre 2025, Xavier Delarue, préfet de la Meuse, a fixé des règles précises relatives à l’agrainage et aux consignes de tir du sanglier.
Des pratiques de nourrissage illégales
Si majoritairement les règles sont respectées par les chasseurs, d’autres organisent « sciemment » l’abondance du gibier en « nourrissant massivement et durablement certains secteurs forestiers afin d’y concentrer des populations élevées de sangliers et de se constituer des chasses faciles et lucratives », explique la préfecture dans un communiqué.
Ces comportements transforment des lots de chasse en véritables réserves de gibier, sans considération pour les dégâts agricoles et forestiers qu’ils provoquent sur les territoires voisins ».
Des actions ont été conduites et ont permis de constater deux situations d’agrainage illégal « flagrant délit » :
- En forêt communale de Vignot, impliquant l’organisation « Maillard Organisation »
- En forêt domaniale de Ranzières et sur les territoires des communes de Lacroix-sur-Meuse et de Seuzey, impliquant la société de chasse « La Marquise », présidée par M.Régis Mesot.
« L’agrainage a été pratiqué dans des massifs noirs, secteurs identifiés comme particulièrement touchés par les dégâts de gibier », précise la préfecture dans son communiqué. Ces zones font l’objet de règles plus strictes car l’alimentation artificielle y aggrave mécaniquement lapression sur les cultures.
Une interdiction de toute pratique d’agrainage durant un an
Ces pratiques émanent d’acteurs ayant des moyens importants ainsi qu’une connaissance des règles établie.
Toute pratique illégale de chasse sera systématiquement recherchée, constatée et sanctionnée. Ceux qui entretiennent volontairement la surpopulation de gibier portent atteinte aux agriculteurs, aux forêts et à l’intérêt général. Il n’y aura ni tolérance niarrangement. », rappelle Xavier Delarue, préfet de la Meuse.
Les détenteurs concernés se voient interdire toute pratique d’agrainage pour une durée d’un an sur l’ensemble de leurs lots de chasse.



