Fondé en 1975, le Karaté Club de Bar-le-Duc (KCB) célèbre cette année un anniversaire symbolique : 50 années d’existence. Un moment fort pour ce club historique, marqué par la transmission des valeurs du karaté, la compétition, mais aussi l’évolution des pratiques et mentalités.
« Tous les clubs ne fêtent pas leurs 50 ans. C’est un beau challenge », confie Fabrice Lucion, président du club depuis un an et demi. Il est le 14e président d’un club qui a vu défiler des générations de passionnés.
Des années fastes à la reconquête
Dans les années 80, le club comptait plus de 200 adhérents. « À l’époque, les familles accompagnaient les enfants en bus pour les compétitions », se souvient Fabrice Lucion. Aujourd’hui, avec environ 80 licenciés, le club cherche à retrouver une dynamique, en s’adaptant aux attentes modernes.
« La mentalité a changé. On est plus sur une pratique de consommation du sport », explique-t-il. Les pratiquants restent un ou deux ans avant de tester une autre discipline.
Un club en évolution constante
Pour répondre aux nouvelles attentes, le KCB a su se diversifier. En plus du karaté, il propose aujourd’hui du self-défense, du full contact, et même du Krav Maga. Une manière de toucher un public plus large : « Certains font deux disciplines, très peu en pratiquent trois », précise le président.
Cette ouverture permet aussi de compenser le recul de la compétition traditionnelle, moins en vogue face à des disciplines comme le MMA ou le Krav Maga, perçues comme plus modernes.
Comme beaucoup d’associations sportives, le club a été fortement touché par la crise sanitaire : « À un moment donné, il n’y avait plus personne sur les tatamis ». Malgré les efforts de communication, la relance reste difficile. « On essaie de fidéliser, mais c’est compliqué sans recette miracle », déplore Fabrice Lucion.
Former les jeunes malgré les obstacles
Autre défi : la réforme des compétitions nationales, qui rend l’accès au championnat de France plus complexe pour les jeunes. « C’est dommage, car ce sont eux l’avenir du club. Ils aiment viser le podium », souligne le président, qui espère des ajustements rapides. En attendant, le club continue de motiver les jeunes en leur promettant que « ce contexte est temporaire ».
Malgré les obstacles, l’équipe dirigeante reste motivée. « J’ai un bon staff, des gens fidèles. Le bouche-à-oreille est notre meilleure arme ». Pour Fabrice Lucion, l’objectif est clair : franchir à nouveau la barre des 100 licenciés.


