Suivez les élections municipales sur PTV

« Dans ces conditions le football disparaîtra » : le District alerte à la veille des municipales

Durée de lecture : 3 min.
À l’approche des élections municipales, le District Haute-Marne de football interpelle directement les futurs candidats. Terrains abîmés, infrastructures vieillissantes, manque de synthétiques… le football amateur tire la sonnette d’alarme. Nous avons suivi son président, Patrick Leiritz, sur le terrain.
À l’approche des élections municipales, le District Haute-Marne de football interpelle directement les futurs candidats. Terrains abîmés, infrastructures vieillissantes, manque de synthétiques… le football amateur tire la sonnette d’alarme. Nous avons suivi son président, Patrick Leiritz, sur le terrain.

Sur ce terrain de football haut-marnais, Patrick Leiritz, président du District Haute-Marne de football, pointe du doigt ce qui ne fonctionne plus.

Des infrastructures vieillissantes

Car derrière l’état des pelouses, le mauvais temps ou le matériel parfois défectueux, c’est toute l’organisation du football amateur qui se complique. Les entraînements doivent être déplacés, les matchs sont reportés, et les bénévoles passent leur temps à chercher des solutions.

Une situation que le District a décidé de dénoncer publiquement. Dans une vidéo tournée sur le terrain et diffusée sur les réseaux sociaux, le président alerte sur l’état des infrastructures sportives dans le département.

170 000 vues

Le District de football a également adressé une lettre ouverte aux candidats aux élections municipales de 2026, pour leur demander de faire de ces équipements une priorité politique. Car la Haute-Marne compte près de 8 000 licenciés et environ 70 clubs. Un dynamisme reconnu… mais qui se heurte aujourd’hui à une limite très concrète : les infrastructures.

Dans le département, seulement 4 % des terrains sont en surface synthétique, l’un des taux les plus faibles du Grand Est. Certains territoires voisins comme la Meuse disposent déjà de deux à trois fois plus d’installations de ce type.

Pour comprendre l’enjeu, direction le stade Pierre Flamion. Ici, la surface est synthétique. Le terrain est praticable toute l’année, même après plusieurs jours de pluie. Un contraste saisissant avec certains terrains en herbe.

Pour le District, développer ce type d’équipement permettrait de maintenir les entraînements, sécuriser les compétitions et soulager les bénévoles.

Investir dans la jeunesse

À Bologne, le stade a fait peau neuve l’année dernière. Un investissement à plus de 1.8 million d’euros, subventionné à 80 %. Ce nouveau terrain synthétique était le premier à voir le jour dans le département. Maintenant, la pause hivernale est réduite, car cette surface de jeu est praticable toute l’année. L’eau est drainée pour ne pas inonder le terrain et récupérée dans des cuves pour que la commune la réutilise.

Pour le District, la question dépasse donc largement le cadre sportif. Investir dans les terrains, les vestiaires ou l’éclairage, c’est aussi investir dans la jeunesse, dans le bénévolat et dans la vie des territoires.Aujourd’hui, l’infrastructure souhaite réunir tous les acteurs autour de la table pour échanger et trouver des solutions concrètes pour les sportifs de demain.

Tags
Image de Clémentine Coppola

Clémentine Coppola

Contacter la rédaction
Filigrane