Marathon de Valence : un nouveau record et une fin de saison exceptionnelle pour Julien Huard

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Il sort d'une saison bien remplie entre victoires marquantes et performances solides sur marathon, à 25 ans, le bragard Julien Huard continue de tracer sa route avec régularité et ambition. 
Il sort d'une saison bien remplie entre victoires marquantes et performances solides sur marathon, à 25 ans, le bragard Julien Huard continue de tracer sa route avec régularité et ambition. 

À seulement 25 ans, Julien Huard, originaire de Saint-Dizier, termine une année 2025 remarquable. Sa performance au Marathon de Valence a marqué les esprits avec un nouveau record personnel de 2 h 19, soit cinq minutes de mieux que son précédent chrono.

« Franchement, c’est une course que j’ai vraiment bien réussie. Je suis vraiment fier », confie-t-il. Pour lui, passer sous la barre des 2 h 20 était encore inimaginable lorsqu’il a commencé l’athlétisme.

Deux victoires en trois marathons

Ce succès est le fruit d’un travail méthodique et rigoureux. Julien a suivi une préparation de 12 semaines, sans blessure, avec des semaines d’entraînement comprises entre 150 et 190 km.

« C’est vraiment la préparation dont je suis le plus fier », explique-t-il. Il souligne avoir réalisé chaque séance sans le moindre coup de mou. Malgré une météo capricieuse, il a pu se ressourcer en s’entraînant à Monaco et en Italie, profitant d’un climat plus clément.

En 2025, Julien a couru trois marathons et en a remporté deux : Oder et Cayenne, en Guyane. « Je voulais gagner en Guyane pour ma première participation. C’est chose faite, même si les conditions étaient très humides et les adversaires redoutables, notamment les Brésiliens », raconte-t-il. Il s’impose également à Oder, confirmant son rôle de leader sur la scène nationale.

La performance avant tout

Malgré ces succès, Julien garde la tête froide : « Changer de dimension ? Non, pas spécialement. Il faut rester les pieds sur terre ».

Son ambition ne faiblit pas. Il prévoit de revenir à Valence en 2026 avec un objectif encore plus ambitieux : descendre à 2h16 ou 2h17. Pour y parvenir, il envisage d’augmenter son volume hebdomadaire jusqu’à 200 km par semaine.

Julien reste profondément attaché à sa ville natale. Il aime s’y entraîner : « J’aime bien m’entraîner à Saint-Dizier. Je connais les routes, je connais les gens ».

Il participe régulièrement au marathon du Der, une course à taille humaine qu’il affectionne particulièrement : « C’est une super organisation, un peu familiale. C’est toujours un plaisir et une fierté d’y participer ».

Objectifs futurs et longévité

Julien aborde l’avenir avec lucidité et ambition. À 25 ans, il sait que les marathoniens atteignent souvent leur pic vers 35 ans.

« Si l’envie est encore là et que mon corps me le permet, je peux encore progresser », assure-t-il. Il espère battre le record du marathon du Der (2h24) un jour, si l’occasion se présente avec une concurrence solide, comme lors de la venue de coureurs kényans il y a quelques années.

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