La reprise des cours approche. 212 724 écoliers, collégiens et lycéens de l’Académie de Reims, dont 24 600 en Haute-Marne et 95 478 en Marne, vont prendre place sur les chaises dans les salles de classes. Dans l’académie de Nancy-Metz, cette nouvelle rentrée scolaire 2025/ 2026 va toutefois enregistrer une baisse de 4 591 élèves dans le premier degré et de 978 élèves dans le second degré.
Au total, près de 12 millions d’élèves français vont passer les portes des établissements scolaires à partir du 1ᵉʳ septembre. Ce mercredi 27 août, la ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, a tenu une conférence de presse dans laquelle elle a évoqué les nouveautés relatives à cette rentrée.
Un programme d’éducation sexuelle
Les changements de cette année commencent, par exemple, dès le mois de septembre avec le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) qui va rendre effectif trois séances annuelles sur ce sujet. Normalement obligatoires depuis 2001, ces séances ne sont pas assez proposées aux élèves selon l’État.
Publié par le ministère de l’Éducation nationale en février dernier, ce programme prévoit un apprentissage en plusieurs étapes en fonction de la maturité des élèves, et ce, dans les écoles, collèges, lycées, publics comme privés sous contrat. Il s’agit d’évoquer la sexualité, le consentement, le rapport aux émotions ou encore à l’identité de genre.
Revaloriser les mathématiques et renforcer les acquis
En juin 2026, tous les lycéens en filière générale et technologique vont passer une épreuve anticipée de mathématiques, une matière qui avait disparu du tronc commun en 2019. Cependant, en 2023, un enseignement de maths obligatoire d’1 h 30 a été réintroduit.
L’objectif est de revaloriser la place des mathématiques dans la scolarité des élèves afin qu’ils en maîtrisent les compétences fondamentales et les automatismes comme la résolution d’une équation, le calcul d’une proportion et d’une probabilité ou encore l’interprétation d’indicateurs statistiques, déclare le ministère de l’Éducation.
Par ailleurs, des classes scientifiques à horaires aménagés en quatrième et en troisième vont être expérimentées dans sept établissements, dont celle de Nancy-Metz. L’objectif est de passer de 42 % de filles dans la spécialité maths en terminale, à 50 % en 2030.
Pour ce faire, dès le mois de septembre 2025, les professeurs du premier et du second degré seront sensibilisés et formés aux biais de genre afin de renforcer la confiance des filles dans cette matière et de faire en sorte qu’elles soient plus souvent interrogées en classe. À cela s’ajoute une sensibilisation, d’une durée de deux heures, à réaliser obligatoirement avant le 15 septembre.
Dans le but de renforcer les acquis fondamentaux, en maths comme en français, de nouveaux programmes vont être mis en place de la petite section à la sixième, comme énoncé dans la circulaire de rentrée 2025.
C’est dès les premières années de scolarisation que l’ambition de poser les bases indispensables à toute réussite doit s’ancrer. Il s’agit de permettre à chaque enfant de développer pleinement le langage, de construire un vocabulaire riche et précis, d’entrer dans les premiers apprentissages mathématiques, de gagner en autonomie et de découvrir le plaisir d’apprendre dans un cadre à la fois structurant et bienveillant , exprime le ministère de l’Éducation.
Si les groupes de besoins en maths et en français ont été maintenus en classe de sixième et de cinquième, ils sont cependant annulés pour les classes de quatrième et troisième.
Des changements pour le brevet et le bac
Le brevet va connaître lui aussi un changement avec les épreuves renforcées en juin 2026, pour représenter 60 % de la note globale contre 50 % aujourd’hui. Le poids du contrôle continu sera donc réduit et se basera sur la moyenne des notes obtenues tout au long de l’année de troisième, et non sur une évaluation des compétences.
Ce mercredi, Elisabeth Borne a également annoncé souhaiter une réforme du baccalauréat. Les équipes pédagogiques pourront désormais décider de ne pas prendre en compte certaines évaluations dans les moyennes prises en compte pour le bac ainsi que dans les dossiers Parcoursup.
Les élèves disposent donc de deux bulletins, le premier avec les notes dont le coefficient n’est pas nul et qui comptera pour l’obtention du bac et le dossier Parcoursup ; et le second contiendra l’ensemble des notes afin d’évaluer les progrès.
IA, pause numérique, tests physiques…
Dans une société où l’intelligence artificielle prend de plus en plus d’ampleur, les collégiens et lycéens vont bénéficier d’une formation en ligne dédiée à l’IA. En février, Élisabeth Borne avait informé que ces sessions seraient obligatoires pour les élèves de quatrième et de seconde. Les élèves de CAP sont également concernés.
D’autres dispositifs devraient se poursuivre. Tel que la pause numérique, qui va se généraliser dans tous les collèges. Il s’agit d’un dispositif dans lequel les élèves n’apportent pas leur téléphone portable au collège ou le laissent à leur domicile. Un premier test a été réalisé dans quinze collèges de l’académie de Reims, dont le collège Montmorency à Bourbonne-les-Bains, le collège Paul Claudel à Wassy et le collège Jean Renoir à La Porte-du-Der.
Autre changement à noter, les élèves de sixième vont effectuer, dès la rentrée, des tests de forme physique lors des cours d’EPS. Il s’agit d’une généralisation d’une expérimentation menée sur plus de 4 000 élèves en 2024, où les élèves ont été évalués sur leurs qualités physiques en endurance, force musculaire et vitesse. À l’issue, seulement 19 % d’entre eux ont été jugés comme ayant une qualité physique satisfaisante.
De plus, afin d’améliorer l’orientation des élèves, qu’ils soient au collège, au lycée ou au post-bac, un plan « Avenir » va entrer en vigueur dès septembre. Tous les élèves, de la cinquième à la terminale, suivront un programme d’éducation à l’orientation avec quatre demi-journées dédiées par an. Lors de ces temps, ils pourront, par exemple, visiter des entreprises, se rendre dans des forums ou dans des salons.
Le calendrier des vacances scolaires

Qui dit cours, dit également vacances scolaires et on connaît déjà le calendrier de l’année. Les vacances de la Toussaint qui ont lieu du 18 octobre au 3 novembre et les vacances de Noël, prévues du 20 décembre au 5 janvier, sont communes aux trois zones A, B et C.
Toutefois, à partir des vacances d’hiver, le calendrier se décale dans le but d’échelonner les départs en vacances. Dans la région Grand Est et le reste de la zone B, dont dépendent les académies de Reims et de Nancy-Metz, les vacances d’hiver auront lieu du 14 février au lundi 2 mars. Celles du printemps, elles, se tiendront du 11 au 27 avril.