Des téléphones, des stupéfiants et des armes artisanales saisis. L’intervention s’est déroulée dans la soirée du 2 février, au cœur du centre de détention de Saint-Mihiel (Meuse). Près de cinquante agents de l’administration pénitentiaire ont été mobilisés, appuyés par des équipes spécialisées, notamment l’équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS), le pôle de rattachement des extractions judiciaires (PREJ) et une équipe cynophile.
Un bilan conséquent après 39 cellules fouillées
L’objectif était clairement assumé par les autorités : « lutter contre l’introduction d’objets illicites et le narcotrafic en détention », a rappelé la préfecture, soulignant l’importance de ces contrôles pour la sécurité des établissements pénitentiaires.
Au total, 39 cellules ont fait l’objet de fouilles approfondies. Le procureur de la République de Bar-le-Duc, Sofian Saboulard, a détaillé les saisies réalisées au cours de l’opération : huit téléphones portables, accompagnés de chargeurs, deux clés USB et quatre dispositifs IPTV ont été retirés de la détention.
Les agents ont également découvert moins de neuf grammes de substance stupéfiante, ainsi que six armes artisanales, autant d’objets prohibés susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’établissement.
Une réponse pénale systématique
Face à ces découvertes, le parquet a annoncé une ligne de fermeté. « Conformément à ma politique pénale habituelle, chaque détenu fera l’objet d’une réponse judiciaire pénale en sus de la réponse disciplinaire de l’établissement », a indiqué le procureur.
Ces suites pourront se traduire, lors des commissions d’application des peines, par des refus de permissions de sortie ou des retraits de réductions de peine, avec pour conséquence possible un allongement de la durée d’incarcération, sur décision du juge de l’application des peines.
Téléphones exploités et poursuites possibles
Selon les profils des détenus concernés et la nature des objets saisis, des poursuites correctionnelles pour recel d’introduction illicite d’objets en détention pourront également être engagées.
Certains des téléphones portables récupérés feront par ailleurs l’objet d’analyses approfondies. « En fonction du profil du détenu, ces appareils pourront être exploités par un spécialiste NTECH de la gendarmerie nationale ou par l’administration pénitentiaire », a précisé le procureur.
Si le parquet rappelle que le déploiement de dispositifs techniques comme les filets ou brouilleurs ne relève pas de sa compétence directe, le message reste sans ambiguïté. « En détention comme ailleurs, l’État ne transige pas : les trafics se combattent chaque jour, sans relâche », insiste la préfecture.


