Les annonces de la ministre de l’Agriculture
Cette visite officielle prend fin avec les annonces d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, des propositions travaillées aussi avec les agriculteurs de la Haute-Marne qu’elle a rencontrés.
Elle souhaite tout d’abord monter à 21 % le plafond de tir avec une possibilité de 2 % de plus. C’est-à-dire quatre points de plus qu’auparavant. « L’éleveur pourrait maintenant déposer une déclaration en préfecture pour tirer le loup sur un élevage protégé. La condition durera entre 2 ou 5 ans », déclare la ministre. « Les battues administratives, louvetiers et BMI pourront aussi venir défendre des élevages non protégés ».
L’éleveur sera indemnisé sur chaque attaque (avant c’était trois maximum), s’il est engagé dans une démarche de protection.
« Il y a urgence », Mathieu Lefèvre s’exprime
Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, présent aux côtés d’Annie Genevard, s’exprime également lors de ce temps d’échange : « On est venu conjointement car il y a urgence et il faut agir avec pragmatisme et rapidité. » déclare-t-il. « Une écologie qui ne viendrait pas à votre rencontre serait une écologie qui ne marcherait pas ».
« On ne veut plus du loup », Un cri d’alarme en septembre 2025
Excédés par la multiplication des attaques de loups, les agriculteurs haut-marnais se sont rassemblés le 25 septembre pour manifester contre le loup sur le territoire. Une initiative menée par la FDSEA 52. ils demandent que de véritables actions soient prises et mises en place par les administrations pour les protéger de l’animal. Un prédateur qui touche les ovins, mais qui impacte également les autres types d’élevage.
Après un rassemblement pacifique dans la matinée, les 300 agriculteurs présents se sont mobilisés lors d’une battue.
124 victimes d’attaques en 2026
« Je ne voulais pas venir sans solutions, sans avoir activement travaillé des propositions », déclare Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. Depuis le début d’année 2026, déjà 124 victimes d’attaques de loups ont été recensées. « Je suis profondément triste quand j’entends des agriculteurs me dire : mes enfants ne reprendront pas », partage la ministre.
« Est-ce que l’on doit être sacrifié ? »
« Est-ce que l’on doit être sacrifié ? », témoigne un éleveur installé dans le Bassigny.
Lors de ce moment d’échanges, les ministres peuvent entendre les différents témoignages des éleveurs présents, dont ceux qui ont été victimes d’attaques de loups : « La date est gravée dans ma mémoire. C’est un tsunami d’émotion, c’est dur à voir, à vivre », partage une éleveuse haut-marnaise.
« On est pas des anti-loups mais des pro-moutons »
« On est dans une situation de crise aujourd’hui », déclare Thierry Lahaye, président de la chambre d’agriculture de la Haute-Marne, « On est pas des anti-loups mais des pro-moutons. On est en attente de solutions très rapidement ».
18 brebis ont une nouvelle fois été tuées sur le territoire de la Com Com de Meuse Rognon. « Ce que l’on vous demande, c’est de ne pas nous abandonner », ajoute Thomas Millot, président des JA de la Haute-Marne.
Ce dernier a été applaudi par la soixantaine de participants. Un temps d’échange est en cours, l’idée est de faire un constat et d’écouter les remontées. La France est l’un des principaux producteurs d’ovins en Europe.

Présentation des dispositifs de protection



Après la visite de la bergerie, l’éleveur amène les ministres sur ces parcelles. Il dirige des clôtures qui sont « un peu innovantes » et qui ont été mises en place et adaptées sur ces parcelles.
Des propositions de solutions
Concernant le sujet du prélèvement du loup, l’agriculteur suggère que « c’est dans les zones de chasse qu’on les voit vraiment ». Il évoque qu’une réadaptation du plan de chasse pourrait être une solution.
Il propose, dans certaines périodes, d’avoir une autorisation de tir des chasseurs pour faciliter le prélèvement du loup.
La ministre de l’Agriculture répond que le loup « n’est pas une espèce chassable ». L’éleveur précise qu’à « aucun moment on a parlé d’exterminer une espèce ». Il propose de prendre l’exemple de la régulation préventive du loup suisse. Entre le 1er septembre 2024 et le 31 janvier 2025, les cantons ont procédé pour la deuxième fois à une régulation préventive de la population de loups en Suisse.
Un rapport d’analyse de l’Office fédéral de l’environnement a établi que cela montre que « la croissance rapide de la population de loups a été freinée et qu’une bonne protection des troupeaux, pilier important de la gestion du loup, contribue à prévenir les dommages aux animaux de rente ».
Le loup de retour depuis 2013
On ne peut pas aujourd’hui appeler cela des moyens de protection, il s’agit de moyens de ralentissement des attaques du loup », exprime Pierre-Edouard Brutel, éleveur haut-marnais. « Quoi que l’on mette en place, le loup s’adaptera ».
Dans le département, l’animal est de retour depuis 2013, à l’époque il faisait entre 15 à 20 victimes.
Une brigade mobile a été envoyée sur le territoire pendant 15 jours pour tenter de prélever le loup, mais ils ne sont pas parvenus à avoir le canidé, en raison de parcelles très ouvertes qui permet à l’animal de les repérer. Les parcelles sont également entourées de villages, de routes, de voies de chemin de fer, rendant difficile de tirer en sécurité.
Discussion avec l’éleveur
L’exploitation sur laquelle se trouve la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, possède 90 hectares sur quatre communes. L’éleveur propriétaire montre la répartition de l’exploitation sur une carte et explique à la ministre qu’un chien de troupeau protège ses bêtes.
L’éleveur fait également le constat de la situation actuelle : les régions de France sont très différentes et les moyens de protection proposés contre le loup ne marchent pas partout pareil.
Selon lui, le problème de la Haute-Marne, c’est que les parcelles sont dispercés, toutes différentes. Dans son cas, il lui faudrait neuf chiens.



Visite de la bergerie
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, est arrivée sur l’exploitation haut-marnaise. Les éleveurs lui font visiter la bergerie, qui a accueilli récemment de nouvelles naissances. Les éleveurs expliquent à la ministre comment cela se passe.



Visite d’exploitation, échanges, présentation de dispositif de défense
Lors de leur venue en Haute-Marne, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, commencent par visiter une exploitation agricole où seront présentés des dispositifs innovants de défense contre la prédation du loup mis en place par les éleveurs.
S’en suivront des échanges avec ces derniers, victimes de la prédation du loup. Ces échanges permettront d’alimenter également le projet de loi d’urgence agricole, qui contiendra un volet « prédation ».
La détresse des éleveurs haut-marnais
Dans la nuit du 12 janvier, à Bassoncourt dans le Bassigny, 26 moutons ont été tués par un loup. Six ont été retrouvés morts, vingt autres ont dû être euthanasiés. Sur un troupeau de 141 bêtes, le choc a été immense pour l’éleveur, déjà touché l’an dernier par une première attaque.
Malgré les clôtures renforcées et le déplacement de ses animaux, rien n’a suffi. Un an après une première attaque, l’éleveur renonce : la moitié de son troupeau a été vendue, le reste le sera prochainement.
Coup de téléphone à la ministre de l’Agriculture
Au lendemain d’une attaque particulièrement violente, survenue dans la nuit du 24 au 25 décembre 2025, au cours de laquelle 24 brebis ont été tuées ou euthanasiées, Thomas Millot, président des Jeunes agriculteurs de Haute-Marne, a échangé directement pendant une quinzaine de minutes avec la ministre de l’Agriculture.
Un coup de téléphone personnel consacré à la prédation du loup ainsi qu’à la série d’attaques qui frappe le département. La ministre aurait reconnu la gravité de la situation et indiqué suivre le dossier depuis plusieurs mois. Elle aurait également fait savoir qu’un déplacement sur le terrain était envisagé.
Selon Thomas Millot, la ministre a expliqué qu’elle souhaitait attendre de disposer de solutions concrètes avant de se rendre en Haute-Marne. Une position que le président du syndicat a immédiatement questionnée, rappelant que les attaques, elles, n’attendent pas. Au cours de l’échange, le président des Jeunes agriculteurs a demandé une intervention rapide de l’État, notamment par la mise en place de prélèvements, afin de mieux réguler la présence du loup sur le territoire.
Le ministre délégué chargé de la Transition écologique présent
Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la Transition écologique, accompagne Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, lors de cette visite dans le département haut-marnais.
L’arrivée des deux ministres est prévue à 10 heures ce lundi.
La ministre de l’Agriculture en Haute-Marne
Ce lundi 16 février à 10 heures, la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, sera présente dans le département de la Haute-Marne pour aborder la problématique de la prédation du loup sur le territoire. Une visite organisée à l’invitation de Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de la Haute-Marne.
De nouvelles règles concernant la prédation du loup devraient être annoncées. Cette venue est très attendue par le monde agricole.
Bienvenue sur ce direct
Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct concernant la visite dans le département haut-marnais de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, et du ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Ils sont en déplacement pour parler de la prédation du loup.



