Dans cette exploitation de Val-de-Meuse, l’heure est au bilan. Le constat est lourd et il est adressé à la ministre de l’Agriculture. La Haute-Marne est aujourd’hui le département de plaine le plus touché par les attaques de loups. En 2025, 800 bêtes ont été tuées.
Des mesures annoncées par la ministre
Depuis le début de 2026, les attaques se poursuivent. Face à cette situation, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, accompagnée du ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre, est venue présenter de nouvelles mesures. Une visite organisée à l’invitation du président du Conseil départemental.
Mais sur le terrain, les agriculteurs veulent des garanties. Les Jeunes agriculteurs et la FDSEA, engagés depuis plusieurs mois dans les mobilisations contre la prédation, attendent désormais des actes.
Des dispositifs de protection
Ici, Pierre-Edouard Brutel, a déjà subi trois attaques de loup depuis janvier 2025. Alors, pour lutter, il a mis en place une clôture de protection un peu particulière : ce modèle n’est pas homologué par le plan national pour le loup.
La venue de la ministre ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, l’association Les Amis de l’Observatoire du Loup dénonce la volonté « d’abattre toujours plus de loups et d’organiser des battues sur une espèce protégée ». Et pendant que le débat se poursuit, le loup fait encore des victimes. Dans la nuit du 15 au 16 février, un éleveur haut-marnais a subi une nouvelle attaque : 18 brebis ont été tuées.


