L’infrastructurd’études préalables, la construction de la seconde chaufferie biomasse de la ville, située dans la zone d’activités du Clos Saint-Jean, entre dans sa phase finale. Ce nouvel équipement, dont le fonctionnee énergétique de Saint-Dizier connaît une mutation. Après plusieurs années ment est prévu pour l’automne 2026.
Une stratégie de diversification : l’option de la paille
La particularité de cette nouvelle installation réside dans son combustible. Alors que le site du Vert-Bois consomme du bois, la chaufferie du Clos Saint-Jean utilisera exclusivement de la paille. Selon les données techniques fournies par le délégataire Engie Solutions, les besoins sont estimés à 5 000 tonnes par an.
Cette stratégie permet de s’appuyer sur une ressource agricole locale abondante, le gisement régional étant estimé à plusieurs millions de tonnes disponibles. Sur le plan technique, l’ambition est de créer une boucle interconnectée : les deux chaufferies biomasse fonctionneront de concert, épaulées par deux unités au gaz pour garantir la continuité de service lors des pics de consommation.
Extension du réseau existant
Le raccordement des nouveaux usagers nécessite l’extension du réseau existant, qui passera de 17 à 21 kilomètres. Les opérations de terrassement et de pose de canalisations débutent ce 13 avril et se poursuivront durant tout l’été 2026. Deux secteurs principaux sont impactés :
- Secteur François-Ier : Les travaux concernent l’axe allant de la rue du Maréchal-de-Lattre jusqu’à la rue Flammarion, incluant la rue Waldeck-Rousseau. Le chantier est prévu pour durer jusqu’à la fin du mois d’août.
- Secteur de l’Arquebuse : Des interventions par phases successives sont programmées jusqu’au 13 août afin de maintenir les accès pour les riverains.
La municipalité a mis en place un dispositif d’information de proximité pour détailler les modifications de circulation et de stationnement inhérentes à ces chantiers urbains.
Bénéfices économiques et environnementaux
L’extension du réseau vise prioritairement les bâtiments publics et le logement collectif. Parmi les nouvelles structures raccordées figurent les écoles Jules-Ferry et Assomption, le conservatoire et le gymnase Waldeck-Rousseau. Le cas du collège de La Noue reste à ce jour à l’étude en raison de contraintes techniques spécifiques.
L’enjeu de cette décarbonation est double. Environnemental d’abord, avec une réduction attendue de 2 500 tonnes de CO2 par an, conformément aux objectifs de la Stratégie Nationale Bas-Carbone. Économique ensuite, car l’utilisation d’une énergie locale permet de s’affranchir partiellement de la volatilité des marchés des énergies fossiles.
Pour les usagers, ce changement de mix énergétique devrait se traduire par une économie sur la facture de chauffage comprise entre 20 % et 30 %. Si 440 logements bénéficieront de ce système dès la prochaine saison de chauffe, la capacité totale du réseau permettra, à terme, de desservir 1 000 foyers bragards.


