Ils longent les cours d’eau à la recherche de traces. Ce petit groupe de passionnés parcourt les lieux pour trouver des indices attestant de la présence du castor, le plus gros rongeur du continent européen.
Ils sont à l’affût de coupes, barrages, réfectoires ou encore terriers, munis d’une liste d’indices bien définis. L’idée est de prouver son existence sur ce secteur. Quand un groupe de castors est signalé sur une zone, des mesures réglementaires sont prises pour éviter une mortalité accidentelle.
Une espèce réintroduite sur le territoire
Cette espèce protégée est majoritairement nocturne ; il est toutefois possible de l’observer très tôt le matin, notamment en été.
Autrefois, l’animal vivait sur tout le continent européen, mais l’exploitation de sa fourrure a causé son extermination. Dans les années 80, il a été réintroduit volontairement sur le territoire français. Aujourd’hui, son aire de répartition s’étend. En Lorraine, il est présent en Meurthe-et-Moselle, en Moselle et dans la Meuse.
Une cohabitation parfois difficile
Cependant, la cohabitation avec l’Homme n’est pas toujours évidente. Au-delà des dommages qu’il peut engendrer, le castor apporte de nombreux bienfaits à la biodiversité et au stockage du carbone. Par exemple, ses interventions permettent de renaturer les milieux et de corriger des problèmes hydrauliques causés par l’Homme. Généralement, le castor ne nuit pas aux activités humaines.



