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Alméa Formations : la menace plane toujours, mais les acteurs locaux veulent éviter la fermeture

Durée de lecture : 4 min.
Les sites d’Alméa Formations de Chaumont et de Saint-Dizier sont menacés de fermeture. Les enseignants, élèves et institutions réagissent et se mobilisent pour faire perdurer les activités.
Les sites d’Alméa Formations de Chaumont et de Saint-Dizier sont menacés de fermeture. Les enseignants, élèves et institutions réagissent et se mobilisent pour faire perdurer les activités.

« Non à la fermeture ». Une phrase que l’on peut retrouver sur les pancartes des manifestants. Samedi 4 avril, près de 200 personnes se sont réunies devant le centre d’apprentissage Alméa Formations pour lutter contre sa fermeture. Un rassemblement qui précède un autre qui s’est produit ce mardi 7 avril aux abords de Palestra dans la matinée. 

Dans ces établissements, on forme l’excellence artisanale du département depuis des décennies. Un outil de travail que les formateurs refusent de voir sacrifié sur l’autel de la restructuration.

Une nouvelle apprise dans un mail 

Le 30 mars, les formateurs d’Alméa Formation des sites de Chaumont et de Saint-Dizier ont été mis au courant de la fermeture programmée des établissements par la direction. Dans ce courrier électronique, la direction annonce l’arrêt total des activités en Haute-Marne, hors École de la deuxième chance. Une méthode jugée brutale, sans concertation préalable, qui ne laisse comme seule alternative qu’un hypothétique transfert à un tiers.

Cette décision touche 15 écoles du groupe dans le Grand Est. Au total, 348 élèves en boulangerie, pâtisserie, carrosserie, mécanique, boucherie ou encore en vente sont directement menacés par cette décision, dont 30 à Saint-Dizier. L’inquiétude se fait ressentir, notamment au sein des formateurs qui ont décidé de se mobiliser : l’un d’entre eux a entamé une grève de la faim devant l’établissement face à « l’incertitude de leur avenir » et le « mépris » de sa direction.

Le 3 avril, la gouvernance et la direction d’Alméa se sont exprimées dans un communiqué : « La situation évolue de manière constructive. Des échanges réguliers et approfondis ont été engagés avec l’ensemble de nos partenaires institutionnels. Ces discussions, menées dans un esprit de responsabilité et de coopération, avancent de façon positive et ouvrent la voie à des solutions concrètes (…) L’objectif partagé est clair : permettre le maintien des activités d’ALMEA en Haute-Marne, territoire où notre présence constitue un enjeu essentiel pour l’emploi, la formation des jeunes et le dynamisme économique local ».  

Les acteurs politiques se mobilisent

Face à l’urgence, les salariés ont envoyé un appel de détresse à tous les acteurs politiques du territoire. Un cri entendu : le Conseil départemental et la ville de Chaumont ont réagi. 

Si la pression monte dans la rue, les discussions ont déjà débuté en coulisses. Sous l’impulsion de la mairie et du Département, une première rencontre s’est tenue dès vendredi dernier, le 3 avril, avec la direction générale du groupe Alméa. Un premier face-à-face crucial où les élus ont rappelé le caractère « vital » de ces formations pour l’économie locale, posant ainsi les bases du plan de sauvetage attendu pour la fin du mois. 

Dans un communiqué datant de ce mardi 7 avril, Antoine Desfretier, maire de Chaumont, et Nicolas Lacroix, président du conseil départemental de la Haute-Marne, déclarent : 

Nous avons enfin demandé que le groupe Alméa entreprenne un travail avec les autres organismes de formation et d’apprentissage afin de pérenniser l’offre d’apprentissage à Chaumont et en Haute-Marne ».

Afin de garantir l’avenir des sites, à la fin du mois d’avril une seconde réunion va avoir lieu, à laquelle seront conviés la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et la Chambre de Commerce et d’Industrie, les collectivités, les représentants des filières concernées ainsi que la direction d’Alméa sera organisée au Conseil départemental. 

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