« Trop de normes, trop de contraintes » : la colère agricole embrase les ronds-points meusiens

Durée de lecture : 2 min.
Ce lundi soir, à Longeville-en-Barrois, une soixantaine d’agriculteurs se sont rassemblés à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs.

Colère agricole

Voir le dossier
Ce lundi soir, à Longeville-en-Barrois, une soixantaine d’agriculteurs se sont rassemblés à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs.

Dans la nuit meusienne, une lueur perce l’obscurité. Un feu brûle sur le rond-point de Longeville-en-Barrois. Un brasier allumé par des agriculteurs en colère, symbole d’une profession qui se dit à bout de souffle.

Plus de 70 mobilisés

Autour des flammes, ils sont plus de 70, réunis ce lundi soir par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs. Ils dénoncent une accumulation de normes, de contraintes et de décisions qu’ils jugent déconnectées de leur réalité. « Trop de contraintes, trop de charges, pas assez de considération ». Un même constat revient dans toutes les discussions : celui d’un métier exercé par passion, mais qui ne permet plus toujours de vivre dignement.

Les voitures ralentissent, klaxonnent. Ici, pas de blocage : les agriculteurs veulent surtout expliquer, échanger, rendre visible leur détresse. Et le message semble entendu. Des habitants ont fait le déplacement pour les soutenir.

Un combat qui se prolonge

Face à cette colère, l’État est présent. Le préfet de la Meuse est venu à la rencontre des manifestants. Les élus aussi sont interpellés, parmi eux le sénateur de la Meuse, venu entendre la détresse du terrain et évoquer la défense de la souveraineté alimentaire.

Pour ces agriculteurs, l’enjeu est vital : pouvoir continuer à produire, vivre de leur travail et transmettre leurs exploitations. Tous veulent encore croire en un avenir meilleur et regardent déjà vers la suite. Le prochain rendez-vous est annoncé le 20 janvier à Strasbourg, trois jours après la très probable signature du traité de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur.

Cette nuit-là, certains ont choisi de rester sur place, autour du brasier, pour veiller, discuter, et rappeler que leur combat ne s’arrête pas au lever du jour.

Tags
Image de Clémentine Coppola

Clémentine Coppola

Contacter la rédaction
Filigrane