Le décor est inhabituel pour un entretien d’embauche. Ce vendredi matin, les tables et les barnums ont envahi la cour d’honneur de la sous-préfecture. Ici, pas de démarches administratives, mais des rencontres directes entre employeurs et demandeurs d’emploi.
L’inclusion au cœur des enjeux locaux
Pour cette matinée dédiée à l’inclusion, une quinzaine de recruteurs du bassin vitryat se sont mobilisés. L’enjeu est de taille : vingt ans après la loi Handicap de 2005, l’accès au travail progresse, soutenu par l’obligation pour les entreprises de plus de 20 salariés d’employer 6 % de travailleurs handicapés.
Les candidats se succèdent. Parmi eux, Valérie. Après une nouvelle formation, elle cherche aujourd’hui à intégrer le secteur administratif. Pour elle, ce forum est une étape cruciale pour présenter ses nouvelles compétences, bien au-delà de son statut de travailleuse handicapée.
Une réponse aux besoins des entreprises
Côté entreprises, la démarche se veut avant tout pragmatique. Dans un marché du travail en tension, ces profils qualifiés sont une réponse directe aux besoins de main-d’œuvre du territoire.
Au total, une quarantaine d’offres étaient à pourvoir ce matin, allant de l’industrie aux services administratifs. Si le taux de chômage des personnes en situation de handicap reste deux fois supérieur à la moyenne nationale, des initiatives de proximité comme celle-ci portent leurs fruits : en vingt ans, le nombre de travailleurs handicapés en poste a plus que doublé en France.
À Vitry-le-François, les services de l’État et les acteurs locaux misent désormais sur la pérennisation de ces contrats pour dynamiser l’économie solidaire du département.


