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Haute-Marne : Un loup abattu en plein Bassigny après une série d’attaques

Durée de lecture : 3 min.
La préfecture l'a officialisée ce mercredi matin : un loup a été abattu dans la nuit du 13 au 14 avril. Ce « prélèvement », intervenu dans un contexte de forte tension pour l'élevage local, fait suite à un début d'année marqué par une prédation record dans le département.

Prédation du loup

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La préfecture l'a officialisée ce mercredi matin : un loup a été abattu dans la nuit du 13 au 14 avril. Ce « prélèvement », intervenu dans un contexte de forte tension pour l'élevage local, fait suite à un début d'année marqué par une prédation record dans le département.

Dans la nuit de lundi à mardi, un loup a été tué par des agents habilités alors qu’il s’apprêtait à frapper. Selon les autorités, l’animal était « en posture d’attaque d’un troupeau d’ovins » au moment du tir.

Cette intervention n’est pas un acte isolé mais une réponse réglementée à une situation qui s’envenime. Comme le précise la préfecture de la Haute-Marne dans son communiqué : « Ce prélèvement s’inscrit dans le cadre des arrêtés ministériels du 23 février 2026 modifiant d’une part les conditions de dérogation à la destruction du loup et fixant d’autre part le plafond de prélèvement. »

Une pression constante sur les élevages

Pour les actifs du monde agricole, ce tir de défense intervient après des semaines de doutes et de nuits blanches. Si la localisation exacte de l’abattage reste confidentielle, elle se situe sur l’une des communes placées sous haute surveillance par arrêté préfectoral depuis le 1er avril.

L’inquiétude avait d’ailleurs franchi un nouveau palier le 23 mars dernier, lorsqu’une génisse bovine a été prise pour cible. Bien que la responsabilité formelle du prédateur n’ait pas été confirmée pour cet événement précis, l’attaque avait laissé présager le pire pour les troupeaux de grande taille, habituellement moins vulnérables que les moutons.

Un bilan qui s’alourdit

Les chiffres publiés par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) donnent le vertige et expliquent la réactivité des services de l’État. Au 1er avril, le bilan cumulé depuis le début de l’année est sans appel :

  • 353 victimes recensées parmi le bétail.
  • 54 constats officiels d’attaque réalisés par les agents de l’OFB.

Un cadre légal durci

Le tir de cette semaine s’est déroulé dans le « strict respect de la réglementation en vigueur ». Les nouveaux arrêtés ministériels de février 2026 ont en effet assoupli les conditions d’intervention pour les agents de l’État et les lieutenants de louveterie, tout en maintenant un plafond national de prélèvement.

Depuis le début du mois d’avril, les éleveurs haut-marnais comptent déjà six attaques.

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Clémentine Coppola

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