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Journée de la Terre : les chiffres qui font du bien pour la Marne, la Meuse et la Haute-Marne 

Durée de lecture : 5 min.
Ce mercredi 22 avril c’est la Journée de la Terre, un moment pour prendre le temps de réfléchir à l’importance de protéger la planète. On vous propose un focus sur l’environnement dans trois départements de la région Grand Est.
Ce mercredi 22 avril c’est la Journée de la Terre, un moment pour prendre le temps de réfléchir à l’importance de protéger la planète. On vous propose un focus sur l’environnement dans trois départements de la région Grand Est.

Le jour de la Terre a lieu le 22 avril chaque année. Un événement mondial qui pousse à réfléchir sur l’importance de protéger la planète sur laquelle on vit. Massifs forestiers, vallées humides ou encore territoires artificialisés… les paysages et la biodiversité dessinent des réalités environnementales contrastées. 

À l’occasion de cette journée particulière, PTV vous propose de découvrir des chiffres qui font du bien sur les départements de la Marne, la Meuse et la Haute-Marne. 

Haute-Marne : un département à dominante forestière

Le département de la Haute-Marne voit son territoire être recouvert de 40 % de forêts en 2018, ce qui le fait figurer parmi les départements les plus boisés de France.

Ces massifs ne sont pas anodins puisqu’ils jouent un rôle majeur dans le stockage du carbone, la régulation climatique et l’accueil d’une biodiversité riche telle que les grands mammifères, les oiseaux forestiers et les insectes saproxyliques. À l’inverse, seulement près de 3 % de l’occupation du sol est couvert par des territoires artificialisés. 

Marne : un territoire façonné par les forêts et territoires artificialisés

En Marne, les espaces naturels restent bien présents, mais plus fragmentés. Selon les estimations, 27 % du territoire est composé de forêts et de milieux semi-naturels avec une dominance des espaces agricoles, plus présente que dans la région (74 % contre 59 %). 

Toutefois, le département se distingue par ses vallées alluviales et ses zones humides, essentielles pour l’accueil de la biodiversité, notamment les oiseaux d’eau et les espèces dépendantes des milieux aquatiques. Selon l’observatoire des territoires, en 2018, l’occupation des sols du département marnais était composée à 0,4 % de zones humides et de 4,4 % de territoires artificialisés. 

L’artificialisation se définit comme « tout processus impliquant une perte d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, conduisant à un changement d’usage et de structure des sols », d’après l’INSEE.

En 2018, 35 900 ha (359 km²) de la surface de la Marne sont artificialisés, ce qui en fait le 6 ème département le plus artificialisé du Grand Est et le 63e de France. L’artificialisation est particulièrement marquée au nord de la Marne dans l’unité urbaine de Reims (16 %) et est plus mesurée le long de la rivière de la Marne, notamment dans les unités urbaines de Châlons-en-Champagne, d’Épernay et de Vitry-le-François.

Meuse : l’un des territoires les moins artificialisés de France

La majeure partie de l’occupation du sol meusien est prise par les territoires agricoles (près de 60 %).

En 2018, la Meuse se démarque par un niveau d’urbanisation très faible avec seulement 2,8 % de son territoire artificialisé, l’un des taux les plus bas à l’échelle nationale. Elle compte également environ 37 % de forêts et milieux semi-naturels, ce qui en fait un département encore largement dominé par les espaces naturels. Cette faible pression humaine permet le maintien de continuités écologiques essentielles à la faune et à la flore locales. Les zones humides, elles, sont inexistantes avec 0 %. 

Selon l’INSEE, entre 2012 et 2018, les surfaces artificialisées progressent de 111 ha dans la Meuse, soit une hausse moyenne de 0,1 % par an, similaire à l’évolution régionale. Cela marque un ralentissement par rapport aux évolutions constatées au cours des précédentes périodes. Ce dernier est visible dans les principales unités urbaines, excepté dans celle de Commercy, qui a accueilli l’usine Safran Albany sur son territoire. 

Ainsi, plus de10 % des terres nouvellement artificialisées se situent ainsi dans l’unité urbaine de Commercy, tout comme dans celle d’Étain concernée par l’installation d’une carrière ainsi que d’un site industriel. 

Les espaces artificialisés proviennent essentiellement des terres agricoles (68 ha) ainsi que des forêts et milieux semi-naturels (42 ha). De plus, il n’existe pas de grandes zones où l’artificialisation a reculé entre 2012 et 2018 dans le département.

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